Top 14 - Macime Lucu (Bordeaux-Bègles) : « Être leader, c’est aussi ça ! »

  • Le demi de mêlée Maxime Lucu, lors de la victoire à Brive (19-22). Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
    Le demi de mêlée Maxime Lucu, lors de la victoire à Brive (19-22). Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Auteur d’une performance de premier choix avec l'UBB, le néo international Maxime Lucu nous a rappelé qu’on gagné des matchs aussi et surtout par pragmatisme.

Quelle a été l’essence de ce succès bordelais à Brive ?
Le caractère que nous avons su montrer, notamment en deuxième mi-temps quand nous sommes revenus après avoir été menés 14 à 3. Ce n’est jamais évident de sortir vainqueur ici après un tel handicap. Après le repos, nous avons mis en place des choses en conquête, dans le jeu au pied de pression et sur la pression défensive. Et nous sommes revenus au score comme ça.

Êtes-vous conscients qu’un supporter de l’UBB aurait pu avoir peur à la mi-temps car Brive faisait plutôt un bon match ?
Oui, notre premier acte n’était pas très bon. Mais les conditions étaient difficiles, le vent contre nous était puissant, nous avions du mal à sortir de notre camp, nous manquons deux renvois, je trouve une touche directe. Mais on savait aussi qu’en deuxième mi-temps, la pression serait inversée. On pensait bien qu’on pourrait mettre Brive à la faute et c’est ce qui s’est passé… J’ajoute que le banc nous a fait énormément de bien en fin de partie. Mais je reconnais qu’à la pause, nous étions déçus, quelques têtes étaient baissées mais le discours du coach après ceux de la semaine nous a remobilisés.

Est-ce le genre de match qui montre que vous avez grandi…
Oui, ce genre de matchs va compter dans la saison.Sous l’ère de Christophe Urios, l’UBBn’avait jamais gagné à Brive. On savait en plus que le CAB avait besoin de points. Il était important que dans ces conditions, Bordeaux allait répondre présent. surtout après notre non-match contre Biarritz, même si on a gagné. Au cours d’une saison, ce n’est pas toujours le beau rugby qui prime, il y a des matchs qu’il faut savoir gagner.

Pouvez-vous nous raconter l’essai de Cameron Woki ?
L’action partait mal mais Joseph Dweba nous a permis de sortir de la pression. Au vu des conditions atmosphériques, on avait décidé d’une certaine stratégie, faire du jeu à zéro passe. Après deux ou troistemps de jeu, on a vu que Brive était consommé et Cameron a vu le trou pour percer. On l’avait prévu en semaine : Brive était très fort sur la largeur et il fallait prendre dans l’axe.

À la différence du dernier UBB-Biarritz, vous avez dominé les dernières minutes…
Oui, on voulait montrer que nous étions une équipe qui ne lâchait rien. Nous étions frustrés du bonus lâché dans les dix dernières minutes. On avait rabâché ça toute la semaine. Quand on voit que nous avons récupéré une pénalité de la gagne à la 76e, ça montre qu’on sait apprendre de nos erreurs.


Y a-t-il eu un moment clé ?
La pénalité du 9-14. À partir de là, ce n’était plus le même match. On a senti que nous prenions le dessus. Elle était à 35 mètres en coin, il fallait la mettre. Et en plus, nous avons eu une bonne sortie de camp juste après grâce à une belle réception de renvoi. Un petit truc qui m’a montré que nous étions très bien et nous avons remis la pression à Brive dans la foulée.

Finalement, vous avez vraiment joué en leaders, non ?
Être leader, être une grande équipe c’est aussi ça. Nous nous sommes adaptés aux conditions climatiques. Contre Leicester, en Coupe d’Europe, nous avions voulu jouer davantage et nous étions tombés dans le panneau.Ce samedi, on a joué comme il le fallait.

C’était aussi votre premier capitanat…
Je ne me suis pas mis la pression sur ça. Capitaine, je l’ai déjà été à Biarritz, je l’ai été sur des fins de matchs à Bordeaux.Je me suis concentré sur mon jeu, il fallait que je sois propre et très bon sur les choses simples. Les gars m’ont beaucoup aidé, ce groupe est au top pour ça. Mais je le reconnais : gagner à Brive pour un premier capitanat, c’est pas mal.

 

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