Pro D2 - La descente aux enfers de Grenoble, en lutte pour le maintien en Pro D2

  • Les Grenoblois vont devoir rester unis et soudés pour sortir de leur mauvaise passe. C’est leur maintien en Pro D2 qui est en jeu… Photo Icon Sport
    Les Grenoblois vont devoir rester unis et soudés pour sortir de leur mauvaise passe. C’est leur maintien en Pro D2 qui est en jeu… Photo Icon Sport Icon Sport
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Les Grenoblois doivent désormais se faire une raison, ils lutteront pour leur maintien en Pro D2 durant cette deuxième partie de saison. Cruel au regard de leurs ambitions.

Il suffisait d’essayer de capter les regards fuyants, ces mines déconfites et de constater ce discours du capitaine Antonin Berruyer au milieu de ses partenaires sur le terrain, dès le coup de sifflet final du match perdu face à Vannes, pour constater que le FCG est plus que jamais en panne de résultat. Puis quelques minutes après, en conférence de presse, le troisième ligne a mis des mots sur les maux. "On a pris un gros coup sur la tête. On en avait déjà pris récemment et je pense que celui-là va nous faire encore mal pendant quelques jours. On est en train de toucher le fond mais on ne peut que rebondir. On va aller de l’avant", disait-il en essayant de positiver malgré un terrible constat.

Le club isérois est plongé dans une crise après cette dixième défaite de la saison, la troisième de rang et déjà la cinquième au stade des Alpes, glacial en raison des conditions climatiques et davantage en fin de soirée après les sifflets suite à cette nouvelle prestation manquée. Mais surtout l’on se demande quels sont les leviers qui vont maintenant devoir être activés pour permettre un électrochoc au sein d’un groupe qui ne dispose plus que de deux points d’avance sur le premier relégable, Bourg-en-Bresse. "On va en discuter entre nous. C’est un sport collectif et ce qui est important c’est d’être ensemble pour garder le même cap et aller dans la même direction. On va essayer de faire en sorte de tous regarder devant", répondait le trois-quarts centre Adrien Séguret à cette interrogation. Quoi qu’il en soit, ce fut l’objet des échanges internes dès ce dimanche, pour la reprise de l’entraînement après ce revers.

Séguret : "La situation est périlleuse"

Si au fil des semaines l’espoir d’une série était encore dans les têtes, dans le but de basculer du bon côté afin de croire encore à la qualification, cette même série doit désormais animer Grenoble mais dans le but de s’assurer une place en Pro D2 la saison prochaine. "On est à notre place mais le club non. L’effectif est de qualité. Je peux vous assurer que l’on bosse et que cela paiera. Il faut que l’on soit tous unis et c’est là que l’on verra une force de caractère", poursuivait Antonin Berruyer. Là est la triste réalité, la lutte pour le maintien, "est un autre défi", reconnaissait Adrien Séguret. "La situation est périlleuse. On ne va pas se cacher et marcher sur des œufs. Il faut le dire ! J’espère que l’on est en train de tous en prendre conscience. C’est le principal. Il ne faut plus que l’on se mente et que l’on se le dise. Maintenant, on ira le chercher (le maintien, N.D.L.R.) ensemble. Il faut rester soudé." L’unité sera essentielle tout comme la capacité du groupe à croire encore au projet mis en place par le staff guidé depuis l’été dernier par Fabien Gengenbacher, touché et plus encore qu’une semaine plus tôt à Oyonnax où il avait utilisé le mot "honte". "Aujourd’hui, c’est moi qui suis responsable de ce projet. Il y a de la remise en question à avoir sur l’approche, le message et la méthode. Et comment redonner confiance à nos joueurs qui s’engagent. Il va falloir se laver la tête pour se conditionner à jouer le maintien. Car il faudra être déterminé sur les treize matchs qui restent." Si l’inquiétude est logique autour du club, "on ne va pas lâcher. Ce club mérite de rester en Pro D2".

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Julien Plazanet
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