UBB : Cordero, le demi de mêlée intérimaire quatre étoiles

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L’ailier argentin était aligné à la mêlée à cause des forfaits de Lucu et de Lesgourgues. Il a relevé le gant avec maestria.

C’était l’attraction de ce Bordeaux-Scarlets. Santiago Cordero, l’ailier argentin, s’est retrouvé titularisé… à la mêlée. Une première depuis son arrivée en Gironde et, à notre connaissance, une première pour lui au départ d’un match chez les professionnels. Il avait dépanné en cours de match par-ci par-là, notamment en novembre durant les tests internationaux. Maxime Lucu et Yann Lesgourgues ont dû déclarer forfait in extremis (imaginons la raison…) et Jules Gimbert est toujours blessé, tout comme James Hart. Voilà pourquoi Christophe Urios a pris cette décision.

Il l’a expliquée avant le match : « De façon très spontanée, il m’a dit qu’il était disponible. L’inconvénient de cette situation, c’est que sur le plan de l’organisation de notre jeu, on sera probablement un peu moins fluide, c’est évident. Mais l’avantage que j’y vois, c’est qu’on met un attaquant de plus sur le terrain. Et comme on a besoin d’attaquer face à cette équipe galloise, l’avantage sera plus fort que l’inconvénient. Les Gallois vont lui mettre beaucoup de pression en attaquant les rucks, en le chassant, on le sait. C’est là que nos avants doivent être encore plus forts. C’est tout le challenge du match. »

Une deuxième mi-temps splendide

On a donc suivi la prestation de « Santi » avec un soupçon d’appréhension. On a un peu tiqué sur un en-avant, un coup de pied direct en touche. Mais ce ne furent que des broutilles. Derrière un pack qui avançait, il sut tirer son épingle du jeu. Des passes correctes et deux moments forts : un « une-deux  avec Jalibert puis une mise sur orbite superbe pour Louis Bielle-Biarrey.

Cordero était lancé dans ses nouvelles fonctions. Sa deuxième mi-temps serait magnifique avec très peu de scories. Et encore une passe décisive, sur une relance impériale plein champ pour lancer Maxime Lamothe à l’essai. Puis Cordero se permit deux petits chefs-d'œuvre de pur demi de mêlée : un petit côté négocié avec Dubié pour le dernier essai de Bielle-Biarrey ; puis une percée rectiligne au sortir d’un regroupement, une chevauchée pour un essai personnel. Trop beau pour être tout à fait réel. M. Dickson crut bon de la refuser pour un écran préalable de Vergnes-Taillefer. Il ne nous aura laissé que le plaisir des yeux sur ce coup-là. Pas grave. C’était d’autant plus beau que c’était inutile.

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Jérôme Prévôt
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