Vive le vent d’hiver pour Bordeaux-Bègles

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Les Bordelo-Béglais ont empoché le bonus offensif qui préserve leurs chances de qualification. Dans des conditions difficiles, ils se sont payés un vrai festival offensif.

Par ces temps très perturbés, on pensait les chances en Coupe d’Europe ratiboisées et puis, tout compte fait, il a suffi de cette victoire bonifiée face aux Scarlets pour tout relancer. Un petit miracle comptable pour donner le sourire à tout le monde après ce festival offensif. L’UBB a de grandes chances de jouer les huitièmes de finale, même en perdant à Leicester pour la dernière journée (on vous fait fi des différents cas de figure). De quoi savourer cette belle victoire, au terme d’un match curieux, enveloppé par le brouillard et saisi par un froid sibérien. Un match que les Bordelais avaient dû préparer dans la précipitation en plus avec tous ces forfaits de dernière minute, au point de titulariser Santiago Cordero à la mêlée. "Compte tenu de tout ce qu’il s’est passé dans la semaine. Je trouve qu’on a fait un match collectif remarquable. Chapeau aux joueurs qui ont réussi à bien se préparer", expliquait Christophe Urios. Le manager comprit tout de suite que ses hommes étaient au-dessus des Gallois notamment physiquement (quelle prestation de Jospeh Dweba). Les Scarlets n’ont joué qu’une rencontre depuis la fin octobre, ils n’étaient de toute évidence pas au point pour faire face au leader du Top 14. Ils n’ont jamais pu mettre en marche leur fameux jeu basé sur de longues séquences offensives. Les Bordelais, très vite dans l’avancée, ont facilité le boulot à Santiago Cordero mais aussi à ce triangle offensif inédit : Bielle-Biarrey (lire ci contre), Geoffrey Cros et Nathanaël Hulleu. "C’était un trio inédit, un pari osé a priori avec un revenant et deux jeunes. Mais on savait aussi que les Scarlets jouaient assez peu au pied au loin. Donc au final, on ne prenait pas beaucoup de risques. Si on avait dû jouer face à Leicester, on n’aurait sans doute pas choisi cette option."

Un festival offensif

Les Bordelais ont démontré une fois de plus quelle était la profondeur de leur effectif. À Brive, elle avait éclaté au grand jour en première ligne, face aux Scarlets, on l’a mesurée à l’autre extrémité du terrain. Nathanaël Hulleu par exemple, n’avait pas joué depuis le 23 octobre. Si l’on ajoute le cas Cordero, on se rend compte de toute la valeur de ce festival offensif. Sept essais dans ces conditions et cette température, ça mérite un minimum de respect. "Même si ce match était assez facile. Non pas parce que nous serions supérieurs aux Scarlets, mais facile sur le plan tactique. Il n’y avait pas de bras de fer. Par exemple, si Santiago Cordero avait dû jouer à la mêlée à Brive samedi dernier, ça aurait été beaucoup plus dur pour lui."

Les Bordelais se sont donc gavés de bons ballons et de séquences de jeu debout. On recommande l’essai de Cameron Woki, le premier, fruit d’une offensive terrible avec Jolmès en passeur impeccable et ce une-deux Cordero-Jalibert qui, à lui seul, valait qu’on vienne braver ce froid de loup qui s’abattait sur Chaban-Delmas.

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