Aurélien Cologni : « L’enjeu du match devient secondaire »

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Aurélien Cologni, responsable de la défense de Carcassonne.

Après le décès de Jordan Michallet, le contexte de la rencontre est particulier. Comment, l’USC se positionne sur cette rencontre ?

Nous sommes profondément touchés. Cette tragique disparition affecte tout le monde du rugby. Pas forcément que le rugby à XV, le monde treiziste est également touché. Jordan Michallet était un joueur talentueux, pétri de qualités. Nous avons de légitimes et sincères pensées pour lui, ses proches, le club de Rouen. Cette disparition fait en sorte que l’enjeu du match devient secondaire. On respecte le choix des joueurs et dirigeants de Rouen Normandie Rugby de vouloir disputer la rencontre. Pour la mémoire de Jordan, on se doit de faire un matcH plein, d’être à la hauteur de l’évènement. C’est la meilleure réponse que peuvent donner les deux équipes.

Revenons à la prestation face à Oyonnax, on vous a senti très amer après la rencontre. Votre sentiment sur cette rencontre ?

De la frustration et beaucoup de déception ! Nous n’avons pas montré notre vraie valeur face à une équipe qui s’est présentée à Albert-Domec avec le désir de prendre la première place. Je suis déçu du fait que nous avions particulièrement mis en garde les joueurs. Tout au long de la semaine, ils étaient avertis. On a mis l’accent sur le combat et la discipline. Dans ces deux secteurs de jeu, nous sommes passés à côté du sujet. Notre entame a été catastrophique, on a été apathiques. Après deux minutes de jeu, on était déjà en retard au tableau d’affichage (7-0). Après cette entame manquée, il n’y a pas eu de réaction. Dans ce revers, ce qui me dérange le plus c’est d’avoir accepté trop tôt la défaite. Je suis un ennemi de la défaite, je l’accepte seulement quand on s’incline les armes à la main, ce qui ne fut pas le cas vendredi soir. L’équipe n’a pas été à la hauteur de sa septième place et n’a pas du tout montré le visage d’un candidat au top 6.

Sur la rencontre face à Oyonnax, le joueur le plus en vue fut Andreï Ursache, qui était aussi le plus âgé. Comment l’expliquez-vous ?

Depuis le début de la saison, "Dede" Ursache est toujours cité en référence par Christian Labit. "Dede" est l’ADN du club. Devant c’est le patron de la défense. Vendredi soir, il a été encore une fois irréprochable. À 37 ans, il donne une leçon aux plus jeunes. Ceux qui ont vingt-cinq, vingt-six ans peuvent se remettre en question.

L’absence de Samuel Marquès a vraiment pesé sur la rencontre. Son retour est-il prévu ce soir ?

"Sam" est le joueur qui apporte des réponses aux questions. Il a une aura sur le groupe. C’est l’homme de la communication, celui qui prend la bonne décision. C’est vrai, son absence a vraiment influencé le sort de la rencontre. Pour ce soir, on ne souhaite pas le faire entrer prématurément. Au regard de sa blessure (déchirure d’un quadriceps), on préfère différer son retour. On verra pour la réception de Montauban.

Compte tenu du contexte de cette rencontre, dans quel état d’esprit se déplace Carcassonne ?

En mode reconstruction !

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Didier NAVARRE
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