Bonneval, du travail à finir

  • Arthur Bonneval - ailier de Toulouse.
    Arthur Bonneval - ailier de Toulouse. Icon Sport - Icon Sport
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Alors qu’il devait débuter contre les Wasps et Paris, deux matchs reportés, l’ailier veut évacuer la frustration et prouver ses talents.

Rappelez-vous la démonstration de Dupont à Cardiff le 11 décembre, ponctuée par une merveille de passe au pied, pour l’essai du bonus offensif, en direction d’Arthur Bonneval. Depuis, comme le capitaine du XV de France, l’ailier n’est plus apparu en match officiel. "Je devais être titulaire contre les Wasps, puis le Stade français. Les matchs ont été reportés tard dans la semaine, c’est frustrant. Il faut gérer la déception, d’autant que je m’étais régalé à Cardiff. Cela fait un mois et une semaine que je n’ai plus joué… En milieu de saison, c’est bizarre. On s’entraîne dur mais ce n’est pas pareil que la compétition."

D’autant plus qu’après déjà subi une grave blessure à un genou et une rupture d’un tendon d’Achille par le passé, il sortait d’une saison dernière noire, ternie par deux fractures à la main (l’une après l’autre). Son retour au début de l’exercice actuel fut une délivrance. "J’ai commencé à Montpellier, j’ai enchaîné. Je me sens bien, je n’ai pas de pépin et je n’y pense plus. J’ai des routines à faire car mon corps n’est plus le même. à 26 ans, j’ai connu des galères mais j’espère qu’il n’y en aura plus de grosses. Mentalement, je me sens plus costaud. Sur le terrain, j’en profite." à son poste, avec les pertes de Kolbe et Huget, les rotations sont nombreuses ces derniers mois. "Il y a toujours eu de la concurrence, personne ne se sent installé. Elle doit être saine mais on a besoin de se tirer la bourre (sic)."

"On a carte blanche"

Auteur d’un essai lors de trois de ses quatre dernières sorties, Bonneval a une carte à jouer. "Marquer m’apporte de la confiance. Un ailier fonctionne à ça. Du moins, c’est mon cas. J’ai mis un essai à Cardiff, j’étais bien… Et tout a été coupé avec le Covid." Au-delà, il sait que sa fonction n’est pas seulement celle d’un finisseur. "Notre rôle est d’être un électron libre. Yoann Huget le faisait très bien, en venant autour des rucks. On a carte blanche. Quand le ballon n’arrive pas trop ou quand on est un peu dans le dur dans notre jeu de ligne, comme en ce moment, il faut trouver du travail ailleurs. Sinon, tu te cailles (rires)." S’il est aligné samedi, Bonneval entend bien se réchauffer rapidement. Avant, alors qu’il est fin de contrat en juin, de se pencher ensuite sur son avenir. "Je suis dans l’attente, ça ne me prend pas la tête mais j’espère que ce sera réglé vite. C’est plus simple de jouer libéré quand tu as prolongé ou déjà signé ailleurs. ça discute."

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