Hugues Bastide : « un défi à relever »

  • Hugues Bastide, troisième ligne aile de Nevers.
    Hugues Bastide, troisième ligne aile de Nevers. - Stéphanie Biscaye
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Hugues Bastide, troisième ligne aile de Nevers.

Vous allez affronter le nouveau leader, qui en est à neuf victoires consécutives. Comment comptez-vous dérégler cette mécanique ?

Il faudra déjà être présent sur quatre-vingts minutes. On voit des équipes qui arrivent à rivaliser mais dès qu’elles se relâchent, Oyonnax fait la différence. C’est sans doute la plus belle équipe de Pro D2, avec de grosses individualités, et qui est sur un nuage. On ne va rien inventer, il faudra être bon devant et jouer nos ballons. Faire un bon match, tout simplement.

Est-ce que votre victoire face à Mont-de-Marsan vous donne de la confiance et quelques certitudes pour ce déplacement ?

On ne peut avoir des certitudes que si on met les bons ingrédients. On a besoin de retrouver de la constance à l’extérieur. Oyonnax est premier, nous quatrièmes, ça n’est pas rien. C’est une confrontation de haut de tableau, un challenge à relever, et un bon test pour notre caractère.

Justement, Nevers est quatrième après dix-sept journées, dans un championnat de plus en plus dense. Vous pensez avoir accroché le bon wagon, avec le trou qui est fait derrière la sixième place ?

On est dans un gros bloc. Après Oyonnax, on enchaîne avec Bayonne. Si on arrive à prendre des points, on ne sera pas sûrs d’être dans les six en fin de saison. Ça va se jouer jusqu’à la dernière journée. Carcassonne n’est pas loin, Vannes remonte et peut venir se mêler à la bataille. On n’oublie pas qu’il y a quelques saisons, on était premiers à Noël et on a fini sixièmes. On apprend chaque année, et on ne veut pas répéter les mêmes erreurs ni avoir un gros trou d’air comme la saison passée.

À titre personnel, comment vivez-vous cette saison ?

J’ai été blessé en début de saison, et je me relance, je suis content. Il faut que ça dure.

Vous avez 30 ans, c’est votre neuvième saison à Nevers où vous avez tout connu (Fédérale 1, les montées ratées, la délivrance en 2017, les phases finales en Pro D2). Quel est votre rapport avec ce club ?

J’ai toujours eu la volonté de m’inscrire dans ce club, de le marquer par mon passage. Quand je suis venu en 2013, je savais qu’il y avait ce projet de montée, et je voulais en faire partie. J’ai évolué avec l’Uson, mentalement, physiquement. J’ai grandi, avec Xavier Péméja à mes côtés, qui me mettait des coups de pied au cul quand il le fallait. C’est un éternel recommencement, une remise en question permanente. Je suis en fin de contrat, et je n’ai pas envie que ça s’arrête. À 30 ans, on n’est pas vieux ; physiquement, je ne me sens pas fatigué, j’ai autant d’envie qu’à mon arrivée, si ce n’est plus.

Quand on est en fin de contrat, est-ce que cela met une pression particulière ?

Pour l’instant, je n’ai aucune info, mais ça ne me fait pas trop gamberger. Il faut être bon, il faut jouer, faire le maximum chaque week-end. Je suis très content pour les joueurs qui prolongent, comme Jason (Fraser, N.D.L.R.), Mattéo (Faucher), Rudy (Derrieux). À moi de faire le job, et si ça vient, ça vient.

En ce moment, les cas de Covid se multiplient dans tous les clubs. Est-ce pesant de vivre avec cette épée de Damoclès ?

Pesant, oui et non. Il y a des gens bien plus malheureux que nous, comme les personnels de santé. Nous, on est dans l’adaptation permanente, mais on a l’habitude, c’est le lot du rugby de haut niveau. Le Covid, c’est derrière moi, je l’ai eu avant le match à Vannes, où je devais jouer. J’ai passé mon tour (sourire).

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Propos recueillis par Sébastien Chabard
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