Le second souffle du Racing 92

  • Kurtley Beale et les Racingmen vont mieux. Photo Icon Sport Kurtley Beale et les Racingmen vont mieux. Photo Icon Sport
    Kurtley Beale et les Racingmen vont mieux. Photo Icon Sport
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En retard en championnat, le Racing 92 a néanmoins retrouvé en coupe d’Europe l’énergie qui fut longtemps la sienne. Est-ce la fin des emmerdes ?

Sans trop faire de bruit, sans entièrement subjuguer l’opinion ni anéantir totalement son adversaire, le Racing 92 a néanmoins décroché la semaine dernière, à Swansea, sa troisième victoire consécutive. Mine de rien, le paquebot des Hauts-de-Seine s’est remis à flot après plusieurs semaines de misère, a déjà assuré sa qualification pour les phases finales de la coupe d’Europe et reprend, bon an mal an, sa marche en avant. Et si ce Racing a bien assimilé que les Saints de Northampton, broyés sous les yeux de leurs pères il y a un mois (10-45), présenteront à l’Arena ce week-end un tout autre visage, il n’y a pas non plus de quoi trembler d’effroi ou couper le très récent second souffle de la bande à Fickou. Les boys de Northampton, quinze jours après avoir été fessés par les Sarries en championnat (6-30), viennent d’être battus par l’Ulster en Champions Cup sur leur pelouse (24-20) et n’ont plus rien de l’épouvantail que nous décrivaient nos confrères britanniques au coup d’envoi du Premiership.

"Le Racing revient dans le coup, prévient Éric Blanc, ancien arrière du club dans les années 90. Aujourd’hui, on ne peut pas jeter cette équipe avec l’eau du bain ; elle a trop de talent pour ça. Malgré tout, il lui faudra s’affirmer davantage dans le combat d’avants, un secteur où les joueurs manquent encore de dureté, de méchanceté." Pour étayer son propos, l’un des fondateurs de la marque Eden Park poursuit ainsi : "En perdant Dominic Bird et Donnacha Ryan, les Racingmen ont dit adieu à leurs "working class heroes", ces deux mecs de l’ombre qui abattaient un travail phénoménal. La forme aléatoire de Bernard Le Roux en début de saison et la blessure de Fabien Sanconnie, un autre dur au mal de l’équipe, ont également beaucoup pénalisé les Ciel et Blanc, dont les titulaires ont passé un peu trop de temps aux Bains-Douches ou Chez Régine. Mais ces dernières semaines, la coupe d’Europe me semble avoir agi comme un catalyseur sur le moral et l’envie de certains…"

Éric Blanc : "sauver le bébé des flammes"

Pour Éric Blanc, dont le fils Julien joue numéro 9 au RCT, la "prise de conscience" a d’abord été réelle chez les leaders de la ligne de trois-quarts, qu’ils se nomment Gaël Fickou, Teddy Thomas, Kurtley Beale, Finn Russell ou Juan Imhoff. Il enchaîne ainsi : "La coupe d’Europe a permis à cette ligne d’attaque de retrouver un allant qu’on ne lui connaissait plus, en championnat. Ces joueurs de stature internationale ont compris qu’ils devaient protéger la maison, sauver le bébé des flammes et surtout, montrer la voie à suivre à cette jeune génération qui est toujours en voie d’éclosion : et à la lumière de ce que je vois dernièrement sur tous les terrains d’Europe, la ligne de trois-quarts du Racing n’a aucun équivalent. Je dis bien aucun." Reste à savoir dans quel état d’esprit se trouvera-t-elle, dimanche, au moment d’aborder le dernier round de la phase aller…

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