Miracle, acte II pour Aurillac qui arrache la victoire à Béziers

  • 79e minute : Rhema Sagote inscrit l’essai de la victoire aurillacoise.
    79e minute : Rhema Sagote inscrit l’essai de la victoire aurillacoise. Photo Jean-Michel Peyral - Photo Jean-Michel Peyral
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C’est encore à l’arrachée que le Stade aurillacois s’est imposé. Un succès sur la sirène pour des locaux revenus presque de nulle part.

Côté rugby, on ne peut pas dire que le Stade aurillacois navigue comme un poisson dans l’eau en ce moment. En tout cas, il gagne et ça, c’est plutôt une nouveauté avec, en plus, du suspense au bout du temps réglementaire. Jeudi, les coéquipiers de Pierre Roussel se sont fait des cheveux blancs durant soixante-dix minutes. Mise à part l’ouverture du score par Marc Palmier, pas grand-chose à se mettre sous la dent d’un premier acte joué à l’envers. « On fait une première mi-temps catastrophique. On n’y était pas du tout, tout comme le premier quart d’heure de la seconde mi-temps, lâchait à chaud le centre aurillacois Jimmy Yobo. Cela fait plusieurs semaines que l’on dit qu’il faut faire un jeu simple, d’arrêter d’envoyer au large pour envoyer au large. Il faut qu’on avance en jouant ensemble, pas individuellement. »

Béziers avait parfaitement préparé son coup, laissant la maîtrise du ballon aux locaux, mais se nourrissant chichement de leurs pertes de balles, de leurs maladresses. Leurs deux essais en témoignent. De plus, à l’impact, l’ASBH était beaucoup plus fort. L’échec final était donc d’autant plus dur à avaler. « C’est super frustrant, surtout quand ça se joue à la dernière minute comme ça ! », analysait Pierre Caillet, l’entraîneur biterrois avant de fustiger la rentrée du banc jugée « catastrophique. Les joueurs renforts ne nous ont rien apporté ». Difficile à avaler quand, effectivement, Béziers faisait la course en tête depuis le premier quart d’heure.

« Il faut être plus sage »

Mais les murs de Jean-Alric ont dû trembler à la pause, tout comme le groupe a réussi à se remettre la tête à l’endroit en prenant tout simplement les points dans un premier temps. « On s’est entêté à aller en touche, à prendre des mêlées alors qu’on n’était pas très dominateur. Ce sont des choix de terrain, mais au final on n’est pas récompensé. Peut-être qu’il faut savoir être plus sage, y aller petit à petit et prendre les points quand il le faut », poursuivait Jimmy Yobo.

C’est exactement ce qu’il s’est passé sur la dernière demi-heure. Palmier a puni des Héraultais soudainement indisciplinés. Aurillac a navigué un moment entre deux et cinq longueurs de retard avant la dernière possession. Du jeu, de l’initiative, du large depuis leurs 30 mètres et Rhema Sagote qui prenait l’intervalle, cassait la ligne, s’appuyait sur Yobo avant d’aplatir. « Complètement cuit », avouera-t-il. Palmier assommait définitivement l’ASBH à la sirène, avec sa transformation. « On est beaucoup trop à réaction depuis le début de saison. Nous n’arrivons pas à mettre la main sur le ballon et dicter le timing du match. Il va falloir qu’on se parle », s’agaçait encore Jimmy Yobo qui, comme le Stade, voit poindre à l’horizon, une nouvelle fois, cette sixième place. Mais pour l’accrocher, il faudra montrer autre chose !

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Jean-Marc Authié
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