L’armée des 12 Rochelais

  • Eneriko Buliruarua pourrait porter le numéro 12 pour les prochains matchs de Top 14 en l’absence des internationaux. Eneriko Buliruarua pourrait porter le numéro 12 pour les prochains matchs de Top 14 en l’absence des internationaux.
    Eneriko Buliruarua pourrait porter le numéro 12 pour les prochains matchs de Top 14 en l’absence des internationaux. Icon Sport - Icon Sport
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Levani Botia convalescent, Danty en Bleu, Favre susceptible de rester à Marcoussis, le poste de premier centre pourrait se retrouver totalement délesté de ses tauliers jusqu’au printemps. Une perspective pas sans alternatives.

"Un seul être vous manque et tout est dépeuplé", écrivait Lamartine. S’il est bien une illustre citation que Ronan O’Gara ne fera jamais sienne dans la langue de Molière, mettez donc une pièce sur celle-ci. Quand bien même le Stade rochelais serait déplumé à un poste en particulier, en période de doublons. Qui portera le numéro 12, justement, lors des prochaines joutes en Top 14 ? "Il y a beaucoup d’options", certifie le manager maritime. Les voici.

Lafon, une forme de logique

Le seul pur premier centre du lot, déjà sorti du chapeau au printemps 2021. S’il n’a toujours pas disputé la moindre minute en pro cette saison, Mathis Lafon est bien le quatrième dans la hiérarchie des 12, derrière l’immuable trio Botia-Danty-Favre. "Si tu as un contrat, tu joues", répètes souvent Ronan O’Gara qui devait lancer l’espoir de 22 ans face à Toulon, début janvier. Match finalement reporté.

Buliruarua, l’option à peaufiner

Le seul, jusqu’à présent cette saison, à avoir débuté un match avec le 12 accroché dans le dos, en dehors des trois tauliers. C’était à Perpignan, fin octobre. Trois mois après la première titularisation de sa carrière à ce poste, face… aux Blacks ! Deux rencontres perdues. L’ancien briviste, habitué à jouer 13 ou ailier, manque naturellement de repères.

Sinzelle, la valeur sûre

Le plus expérimenté de la bande. Il n’a certes débuté qu’un seul match, comme premier centre, depuis l’automne 2019 mais son côté couteau suisse lui permet de faire des merveilles presque partout. Volontairement en retrait des zones de collision à son retour de blessure en début de saison, le Varois semble prêt à retourner davantage au contact.

Boudehent pour un retour aux sources ?

L’un des hommes en forme du moment. "Mentalement, il a beaucoup progressé. J’ai besoin de le voir en action", glissait O’Gara en début d’année, plein d’espoirs. Auteur tout simplement de l’une de ses meilleures prestations en jaune et noir samedi dernier à Glasgow, Pierre, l’aîné des Boudehent, a des fourmis dans les jambes et semble enfin en capacité d’enchainer, laissé tranquille par son corps. Centre reconverti ailier, sa dernière en 12 remonte à 2017.

Tabu, joker de luxe ?

L’inconnu de la liste. Désormais sorti de son isolement obligatoire de dix jours, suite à son recrutement comme joker médical de Botia, l’international de rugby à 7 fidjien (26 sélections) ne devrait pas trop tarder à faire son apparition sur une feuille de match. Il peut évoluer à l’aile comme au centre.

West, le coup de poker

L’option de dépannage la moins probable sur le papier. Quoique. Même si le Maori, un brin léger défensivement, n’a jamais débuté un match au centre, dans toute sa carrière, l’idée a déjà fleuri dans les esprits. En 5-8e, l’ouvreur aurait sans doute son mot à dire. Qui plus est avec la règle "50-22".

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Romain ASSELIN
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