Paris sur l’air de l’Ode à la joie

  • Après leur qualification miraculeuse en huitième de finale de Champions Cup, les Parisiens de Paul Gabrillagues s’attendent à un combat colossal face aux Toulonnais.
    Après leur qualification miraculeuse en huitième de finale de Champions Cup, les Parisiens de Paul Gabrillagues s’attendent à un combat colossal face aux Toulonnais. Icon Sport
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Dans une rencontre qui peut s’avérer décisive pour la suite, les Parisiens entendent capitaliser sur leur récente qualification pour les huitièmes de finale de la Champions Cup.

L’Ode à la joie est bien plus que l’hymne officiel de l’Union européenne. Elle est un symbole. Ce quatrième mouvement de la Neuvième symphonie de Beethoven revêt une importance fondamentale parce qu’elle conclut une période historique de l’œuvre du compositeur et en ouvre une autre. Dimanche soir, dans l’intimité du vestiaire parisien, cette douce mélodie a résonné dans les têtes comme pour mieux espérer le début d’une nouvelle ère. Cette qualification miraculeuse pour les huitièmes de finale de la Champions Cup, dans un contexte et un scénario final totalement dingue, peut marquer une rupture dans la saison du club de la capitale. "Depuis quelques semaines, des déclics, nous en avons eu quelques-uns, soufflait prudemment le manager Gonzalo Quesada. Seulement, on ne les a pas vraiment matérialisés. Je pense au caractère affiché lors du match à Castres, même si ça n’a pas suffi pour gagner. Nous n’avons pas su faire le nécessaire pour ne pas dépendre de l’arbitre pour gagner. À Bristol, l’équipe a aussi affiché des progrès, sans connaître de résultat positif. Gagner ce match avec une belle adversité tant durant la préparation que pendant la rencontre avec des joueurs qui n’avaient pas joué depuis longtemps, c’est une belle opportunité pour valider enfin notre travail."

Cette fois-ci, la roue a donc tourné. De quoi mettre un peu de baume au cœur. Les Soldats roses verront le printemps européen, peut-être armés de toutes leurs forces. Le retour de plusieurs joueurs importants s’opère depuis quelques jours et annonce probablement des jours meilleurs. Un exemple ? La première de l’ancien toulousain Clément Castets dimanche dernier contre le Connacht ouvre de belles perspectives. D’autres comme Sefa Naivalu devraient suivre.

Une opportunité de se relancer

Évidemment, l’Europe ne s’est pas faite du jour au lendemain. Le parcours a été semé d’embûches. Un peu comme celui du Stade français. Qu’importe. "On a senti cette semaine comme une sorte d’allégresse à l’entraînement, confie un cadre du groupe. On espère vraiment que cette victoire et cette qualification vont nous faire franchir un cap en Top 14."

Justement, ça tombe bien. Avec la réception du RC Toulon, un peu dans la même situation, l’opportunité est belle pour le Stade français de se relancer. Les plus optimistes verront l’occasion de se rapprocher du Top 6. Les autres de s’éloigner d’une zone dangereuse. Quesada, lui, se veut optimiste : "Le staff et le groupe ont vraiment travaillé très dur encore une fois, l’énergie est bonne et on sent qu’on est sur le bon chemin, mais on se méfie de Toulon qui est venu faire un stage à l’Insep à Paris." Et de conclure : "On s’attend vraiment à un combat gigantesque."

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Arnaud BEURDELEY
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