Colomiers retrouve ses sens en dominant Oyonnax

  • En s’imposant face au leader du championnat, les Columérins s’installent encore un peu plus dans le top 6. Photo Patrick Derewiany
    En s’imposant face au leader du championnat, les Columérins s’installent encore un peu plus dans le top 6. Photo Patrick Derewiany Patrick Derewiany - Patrick Derewiany
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Grâce à une très bonne entame, Colomiers a retrouvé de la confiance dans son jeu et battu le leader oyonnaxien. Une bonne chose avant d’affronter Bayonne et Nevers lors du prochain bloc.

Et si les Columérins tenaient là leur performance référence ? Leur première mi-temps fut de très haut niveau. Les Oyonnaxiens, leaders et sur une série de 10 victoires au moment d’entrer sur le terrain du stade Michel-Bendichou, n’ont jamais su se sortir de l’étau columérin. «Sur les renvois, on n’est jamais monté donc à chaque fois ils se remettaient dans l’avancée, notait Jules Soulan, de retour dans son ancien club. On prend deux essais coup sur coup qui nous font très mal et on n’arrivait pas à arrêter l’hémorragie. On savait que c’était une équipe pénible. Ils nous ont bloqués sur les mauls et ont réussi à nous enrayer complètement. C’est pour ça qu’on a sombré». Au-delà de la défense des ballons portés, qui fut l’un des points forts des partenaires de Mihai Macovei, on notera le pragmatisme dont ils ont fait preuve. Thomas Girard, pas seulement sur ses relances bien senties, fut décisif au pied avec 19 points inscrits et un taux de réussite de 100 %.

Une qualité technique retrouvée

Techniquement aussi, les Columérins étaient au rendez-vous. Pas d’en-avant grotesques comme on a pu en voir jusqu’à la semaine dernière, pas d’essai casquette encaissé… C’est comme s’ils s’étaient remis en selle grâce à l’opposition qui les attendait. C’est ce que sous-entendait le demi d’ouverture Romuald Séguy, chef d’orchestre au diapason : «Très clairement, pour le groupe et pour tout le monde au club, la victoire était impérative. Donc beaucoup de choses ont marché. L’équipe a tout fait pour que les planètes s’alignent.» On retiendra l’essai de Peni Rokoduguni, qui conclut un mouvement collectif sublime fait de passes dans le bon tempo sur l’aile droite. Cette volonté de contourner la défense oyonnaxienne marque un tournant dans l’hiver de la Colombe. Obstinés à jouer dans l’axe la semaine passée à Aix-en-Provence, les hommes de Julien Sarraute ont su user de leurs qualités pour très vite aller jouer sur les extérieurs. «Cela fait des semaines qu’on se dit qu’il faut aller jouer les couloirs. Là, il y a de l’avancée facile. Ce soir (jeudi, N.D.L.R.), on l’a enfin mis en place, se réjouissait Maxime Granouillet à la pointe des phases de combat. Des équipes comme ça, il y en aura d’autres. Toutes les équipes ont tendance à contrôler les couloirs et à moins circuler dans cette zone. À nous de nous en rappeler à l’avenir» En battant le leader chez lui, Colomiers évite de perdre sa place dans le wagon des 6 et reprend confiance en son jeu. Tant mieux, avant d’affronter lors du prochain bloc Bayonne et Nevers.

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Quentin PUT
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