La Section a un gros réservoir

  • La Section paloise a su faire le dos rond avant de faire la différence en fin de match grâce à l’apport d’un banc de touche déterminant.
    La Section paloise a su faire le dos rond avant de faire la différence en fin de match grâce à l’apport d’un banc de touche déterminant. Icon Sport - Icon Sport
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La Section paloise a su faire le dos rond avant de faire la différence en fin de match grâce à l’apport d’un banc de touche déterminant.

Encore une fois la Section paloise a couru après le score. Encore une fois, elle était dans la position du chasseur à l’heure de jeu. Encore une fois, elle a su retourner la situation pour s’imposer au terme d’un final de folie.

« Si on devient des spécialistes des fins de matchs, c’est plutôt une bonne nouvelle », a souri le manager palois Sébastien Piqueronies. Il serait simpliste d’y voir seulement le signe d’une équipe qui ne lâche jamais rien, elle qui marque 60% de ses essais dans les vingt dernières minutes. C’est certes vrai mais il convient aussi de reconnaître que les remplaçants béarnais sont souvent des finisseurs étincellants.

Les entrées en jeu de Giovanni Habel-Kuffner et de Martin Puech, pourtant toujours utilisé à ce poste de deuxième ligne en raison des blessés du moment, ont une nouvelle fois été déterminantes pour permettre à la Section de jouer dans l’avancée. La première ligne qui avait débuté sur le banc a aussi apporté sa pierre à l’édifice. « Notre banc nous a amené une vraie plus value, commentait l’ouvreur Thibault Debaes. Ces joueurs nous ont mis dans l’avancée pour faire basculer la rencontre. »

Ce n’est pas la première fois de la saison comme le faisait remarquer Jordan Joseph : « On essaie pourtant de marquer en première mi-temps (rires), mais il est vrai qu’à tous les matchs, nos impacts players nous font énormément de bien. C’était dejà le cas contre Brive ou contre Biarritz. » De son côté, Sébastien Piqueronies et son staff avaient misé sur une montée en puissance du collectif palois au fil de la rencontre : « Le groupe que nous avions aujourd’hui venait de passer trois semaines sans jouer. Nous n’avions pas pu aussi nous entraîner pendant une semaine au moment du boxing day, donc ce groupe était un peu à court de compétition car rien ne remplace les matchs. Nous avons des finisseurs de qualité et un état d’esprit qui nous ont aidé en fin de match et plus on avançait dans la rencontre et plus on avait l’impression que notre collectif commençait à dominer. »

Seulement le manager de la Section ne voulait pas s’en satisfaire, conscient que son équipe doit faire preuve de plus de constance pendant quatre-vingt minutes pour s’éviter des sueurs froides à chaque rencontre : « On peut y voir des signes de fraîcheur physique, des bancs opportuns et une confiance en nous mais cela doit aussi nous interpeller sur notre capacité à mieux débuter nos rencontres. Ce n’est pas une stratégie voulue d’attendre la 74e minute pour passer devant. On aimerait ternir le score dès le début, être dominants dès le début. C’est la marche qu’il nous reste à franchir. »

Une marche qui pourrait permettre à la Section de voir plus haut alors qu’elle se trouve à la croisée des chemins, collant au train des équipes qui cherchent à intégrer les places qualificatives tout en sachant que l’écart est loin d’être définitif avec les poursuivants.

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Nicolas AUGOT
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