Les Cistes sont en fleur après la victoire à La Rochelle

  • Vainqueur de son septième match de rang en Top 14, le MHR semble désormais solidement installé dans le wagon de tête. Ce succès à Deflandre fera date.
    Vainqueur de son septième match de rang en Top 14, le MHR semble désormais solidement installé dans le wagon de tête. Ce succès à Deflandre fera date. Icon Sport - Icon Sport
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Vainqueur de son septième match de rang en Top 14, le MHR semble désormais solidement installé dans le wagon de tête. Ce succès à Deflandre fera date.

"Dans les vestiaires, il s’est dit que c’était la première victoire de tous les temps de Montpellier à La Rochelle !" Pour le coup, sans doute bercés par l’euphorie, les Héraultais se sont un brin emballés. En Top 14, en effet, aucune trace d’un succès montpelliérain à Deflandre. À l’échelon inférieur, en revanche, les Cistes avaient déjà levé les bras sur les bords de l’Atlantique. Il faut remonter à avril 2003, dans les archives, pour un succès étriqué (15-19). Qu’importe, Yvan Reilhac a bien raison de souligner le caractère "historique" de la performance des siens. Joli souvenir pour sa centième apparition sous le maillot de son "club de cœur."

Qu’elle semble lointaine, cette balayette toute aussi mémorable reçue au Leinster (89-7) il y a deux semaines. Samedi, comme une semaine plus tôt face à Exeter, Montpellier a joué gros bras, donnant la leçon à une équipe maritime de retour au tout premier plan ces dernières semaines. Certes, il manquait à l’adversaire certains de ses plus gros porteurs de balle – tels Bourgarit, Skelton, Alldritt ou Danty – mais remporter le défi physique à Deflandre n’en reste pas moins une authentique rareté. Dans la lignée de sa monumentale saison, Zach Mercer, auteur de 25 courses ballon en main, a encore emmené dans son sillage bon nombre de ses compères du huit de devant. À commencer par les étincelants Alexandre Bécognée et Mickaël Capelli. Un essai chacun, seize plaquages chacun, une dizaine de courses chacun. Du bien bel ouvrage.

"Fiers de nous"

Désormais dauphin de l’Union-Bordeaux-Bègles, malgré deux matchs de moins que Lyon, 3e, Montpellier peut voir venir. Cette septième victoire consécutive en championnat, la quatrième de rang à l’extérieur, démontre à quel point les Cistes ont pris de l’épaisseur. Les petites graines semées depuis un an et la réorganisation du staff sportif ont développé de profondes racines. Raison pour laquelle, entre autres, il ne fallait pas prendre pour parole d’évangile les propos liminaires de Jean-Baptiste Élissalde, soi-disant davantage focalisé vers la réception de Pau. "Vous connaissez un peu comment on parle devant la presse, s’en amuse après coup Yvan Reilhac. L’objectif est de gagner partout, ça l’était aussi pour ce week-end. On l’a réussi haut la main, on est fiers de nous. On a joué simple, on a respecté la stratégie et les fondamentaux. On a su être patients, calmes, jouer notre jeu. On a été vaillants en défense. C’est ce qui, je pense, a fait basculer le match." Et la saison héraultaise vers des cieux radieux. En cas de huitième succès d’affilée, contre Pau samedi, le MHR égalerait sa série du printemps 2016.

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Romain ASSELIN
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