Un Stade français à réaction

  • Joris SEGONDS et ses coéquipiers célèbrent leur succès
    Joris SEGONDS et ses coéquipiers célèbrent leur succès Icon Sport - Icon Sport
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Après avoir longtemps peiné, le Stade français s’est finalement imposé dans un scénario improbable dont il est en passe de devenir un adepte.

Allez donc savoir pourquoi le Stade français s’obstine à écrire des scénarios improbables. Les Parisiens ont du Hitchcock en eux. À croire qu’ils aiment se faire peur et jouer avec les nerfs de leurs supporters. À tout dire, ils flirtent avec la schizophrénie, passant d’un état à un autre sans prévenir, ni même passer par une phase de transition. En clair ? Face au RCT, ils ont longtemps peiné, se retrouvant menés au score à la pause (10-17) en affichant un visage désordonné. D’abord, à cause d’une indiscipline coupable. Sept pénalités concédées en première période, c’est trop. Et pour le coup, Tolu Latu, suspendu après son carton rouge le week-end précédent, ne peut décemment être tenu pour responsable. Ensuite, les hommes de Quesada ont accumulé les fautes de mains. Un festival de maladresses. Des fautes dont se sont nourris les Toulonnais. Un exemple ? Le deuxième essai des Varois, signé Baptiste Serin (22e), est intervenu après un jeu au pied approximatif – et même contré — d’Alex Arrate.

Burban décisif

Et vous savez quoi ? Comme face à La Rochelle en décembre où les Stadistes étaient largement menés à la pause (6-20) avant de s’imposer (25-20, comme face au Connacht le week-end dernier dans un scénario encore plus étouffant, ils ont réussi à inverser la tendance. Plus appliqué et en réussissant à tenir un peu plus le ballon, le Stade français a montré un meilleur visage malgré encore quelques mauvais choix. Conséquence logique, les joueurs de Quesada ont été bien moins pénalisés. Seulement trois fautes signalées par l’arbitre de la rencontre. La botte de Joris Segonds leur a permis d’abord de se rapprocher au score (13-17, 60e). Et puis, l’entrée d’Antoine Burban a apporté un supplément d’âme pour inscrire un essai synonyme quasiment de succès (67e).

En suivant, Nicolas Sanchez convertissait deux pénalités pour solder le compte de Toulonnais dépassés en seconde période et incapable d’enrayer la machine parisienne. «Il fallait gagner à tout prix, a commenté le capitaine Paul Gabrillagues. C’est bien dans l’état d’esprit, mais on n’a rien fait. Ça a cogné fort, on va remettre le bleu de chauffe.» Et de conclure sur un brin de lucidité : «Si on pouvait se mettre à l’abri un peu plus tôt, ce serait bien. Parce qu’on s’est encore fait un peu peur.» Il n’empêche, ce succès acquis encore une fois dans des conditions atypiques démontre les ressources morales de cette équipe. De bon augure pour l’avenir ?

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