Cameron Woki sera encore en deuxième ligne, face à l'Italie

  • Cameron Woki poursuivra l’aventure en deuxième ligne après une tournée d’automne réussie à ce poste. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
    Cameron Woki poursuivra l’aventure en deuxième ligne après une tournée d’automne réussie à ce poste. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany Patrick Derewiany
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Excellent à ce poste lors de la dernière tournée d’automne, Cameron Woki devrait être maintenu en numéro 4 pour démarrer le Tournoi des 6 Nations. Voici pourquoi…

Le staff du XV de France a particulièrement bien caché son jeu, cette semaine. Alors que Bernard Le Roux, excellent depuis plusieurs semaines avec le Racing, était à l’origine pressenti pour démarrer en deuxième ligne aux côtés de Paul Willemse, le sélectionneur national Fabien Galthié et ses adjoints ont semble-t-il largement revu leur position. Ainsi, c’est le joueur de l’Union Bordeaux-Bègles Cameron Woki (23 ans, 11 sélections) qui devrait porter le numéro 4 face à l’Italie, laissant Bernard Le Roux sur le banc de touche. Mais comment expliquer ce choix, au juste ?

À un poste de deuxième ligne qu’il n’avait jusqu’en novembre jamais occupé, Woki fut simplement excellent à l’automne, notamment face à la Nouvelle-Zélande (40-25), un "match référence" du mandat Galthié. Au vrai, c’est avant tout parce qu’il a la capacité de se mouvoir comme un troisième ligne et d’intervenir, balle en mains, au soutien des attaquants tricolores, que le protégé de Christophe Urios en Gironde fut essayé à ce poste.

Pour vulgariser à outrance, on dira même qu’en essayant Woki dans la cage, le staff tricolore a en quelque sorte cherché un "seconde latte" à la Brodie Retallick, un deuxième ligne capable de combattre mais aussi surgir à n’importe quel endroit du terrain pour créer une brèche, un décalage, un surnombre…

Sera-t-il assez fort en mêlée ?

Si, au-delà d’amener de la vitesse au jeu tricolore, Cameron Woki sera également un élément déterminant de l’alignement français, notamment dans l’exercice du contre où il excelle, une question demeure néanmoins en suspend, le concernant : est-il assez fort en mêlée fermée ? À ce titre, il est en effet avéré que le Tournoi des 6 Nations est par nature plus âpre que la tournée d’automne, au fil de laquelle les équipes du Sud sont généralement moins "sauvages" dans le combat collectif, moins tournées vers le corps à corps en mêlée fermée. C’est, aussi, ce qui explique la titularisation d’Atonio au poste de pilier droit.

Sur un terrain lourd comme le sont souvent ceux de l’hiver, on aurait donc pu imaginer que Bernard Le Roux, qui s’est pourtant entraîné lundi et mardi avec le numéro 4 sur le dos quand Woki portait le numéro 7, démarrerait dimanche contre l’Italie, au Stade de France. Il n’en serait rien et, au bout du bout, on se dit que le maintien de Cameron Woki en numéro 4 confirmera, s’il le fallait encore, que le meilleur avant de la parenthèse automnale est désormais incontournable, dans le système du XV de France…

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