Paris : le début d’une nouvelle ère ?

  • Paul GABRILLAGUES (Stade Français Paris).
    Paul GABRILLAGUES (Stade Français Paris). Icon Sport - Icon Sport
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Après deux succès ayant renforcé leur confiance, les parisiens semblent armés d’ambitions.

Une qualification pour les huitièmes de finale de la Champions Cup conjuguée à un succès en Top 14, ça vous requinque une équipe. Ça la booste. Le Stade français vient de vivre deux rencontres aux scénarios totalement dingues, où les Parisiens, confrontés à des situations délicates, ont su renverser la tendance. Le signe d’un caractère retrouvé ?

"J’ai le sentiment que l’équipe est plus en confiance, répond le capitaine Paul Gabrillagues. Et quand on engrange de la confiance, on s’affole moins. Contre Toulon, même si nous nous sommes fait contrer, nous ne nous sommes pas inquiétés. C’est précieux. Et puis, c’est plus facile de travailler après des victoires de ce genre. Tout le monde vient avec la banane, prend plus de plaisir. " À tel point que les joueurs de Gonzalo Quesada commencent à regarder davantage vers le Top 6 qu’à s’inquiéter des remous de bas de classement. De quoi ôter une pression négative qui pèse sur les épaules parisiennes depuis des mois. "Attention tout de même, prévient Gabrillagues. On sait que tout va très vite en Top 14. C’est tellement serré que d’un week-end à l’autre on peut basculer du mauvais côté."

Spirale positive

Seulement, dans cette spirale positive du moment liée aux résultats, le Stade français a vu aussi son effectif prendre de l’épaisseur. Un exemple ? L’international australien Sefa Naivalu, absent depuis sa blessure lors de la première journée, va faire son retour ce samedi contre Lyon. Il y a quinze jours, l’ancien joueur du Stade toulousain, champion d’Europe en mai dernier, Clément Castets a retrouvé la compétition. Mais pas seulement. De jeunes joueurs comme Léo Barré ou encore Moses Alo-Emile prennent de plus en plus de place et poussent à l’homogénéisation d’un groupe parfois en mal de concurrence. Un paramètre non négligeable. " Franchement, ça fait plaisir, ajoute Paul Gabrillagues. Je ne sais pas ce qui se passe dans la tête de chacun des mecs, mais j’ai l’impression qu’on se connaît de mieux en mieux, que certains qui avaient peu de temps de jeu jusqu’à présent se libèrent davantage, qu’on joue plus en équipe qu’il y a quelques semaines."

Évidemment, l’équilibre apparaît encore parfois précaire. En témoignent ces deux derniers matchs contre le Connacht et le RCT où les Parisiens ont connu des trous d’air importants, avant de relever la tête. "On ne peut plus se permettre de vivre ce genre de scénarios, c’est fatiguant, estime le capitaine parisien. La moitié de la saison est déjà passée. Le moindre point va compter. Et contre une équipe comme Lyon qui vise le Top 6, ça ne pardonnera pas." Mais la situation parisienne a peut-être basculé…

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