Toulon, à l’heure de l’union sacrée

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    Toulon, à l’heure de l’union sacrée
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Avant-dernier du Top 14, avec trois matchs de retard, le RCT aborde un bloc crucial avec trois réceptions de rang à Mayol. Un dernier espoir de basculer vers un lointain top 6.

L’alerte générale est déclenchée dans le Var. Et le mistral qui tourbillonne depuis quelques jours, causant des petits dommages, n’y est pour rien. Vaincue dans la capitale, par le Stade Français au terme d’une rencontre accrochée (26-24), la bande d’Azéma a conservé un goût amer de ce déplacement : "Nous sommes frustrés car nous avons été timides sur la deuxième période, analyse Julien Dupuy. Nous avons eu du cœur pour arracher un point mais on avait besoin de plus." Avec vingt-trois longueurs et trois matchs de retard à disputer (Bordeaux-Bègles, La Rochelle et à Montpellier), le RCT (13e) pointe en queue de classement avec Biarritz. Le top 6 est à treize points. Un gouffre.

Un appel à faire bouillir Mayol

Face à cette situation jugée "urgente", dixit l’entraîneur des arrières, la triple réception (Castres, La Rochelle, Perpignan) dans l’antre de Mayol fait office de dernière chance : "Nous sommes en retard sur tout le monde, avoue Dupuy. La saison n’est pas évidente, on devra faire plus que les autres. Il y a cette dernière opportunité. On ne va pas se mentir, on sent la pression. À nous de la contrôler pour sortir la bonne copie." Soixante-dix jours après le dernier match à domicile de Toulon en Top 14, contre Lyon (19-13), le rendez-vous face à Castres doit valider les progrès entrevus sous Franck Azéma : "Quelque chose se passe. On n’a pas pu encore bien le démontrer en match, regrette l’ancien demi de mêlée. L’équipe a besoin d’un bon gros match pour basculer du bon côté et créer un déclic."

Touchés par le fort soutien reçu à Jean-Bouin dimanche dernier, Baptiste Serin et Franck Azéma ont convié une réunion avec l’ensemble des clubs de supporters mardi soir. Durant cet échange, ils ont appelé à la mobilisation générale de la fameuse descente du bus jusqu’aux coursives de Mayol. Pour sortir par le haut de cette crise de résultats, l’entité RCT veut faire corps : "La jauge de 5000 personnes va sauter et on doit tous tirer dans le même sens, appuie Julien Dupuy. On veut que Mayol soit bouillant. On se doit de faire un pas vers nos supporters en dehors et par des victoires sur le terrain."

Privés de phases finales la saison passée par une humiliante défaite à Castres (46-24), les Varois voient en cette réception l’occasion de solder des comptes et digérer leur frustration du début de saison : "Il faut que les joueurs aient de la mémoire, assure Dupuy. Cela leur appartient. On essaie de donner les clefs pour gagner.. Mais oui, il faut un devoir de mémoire sur certains rendez-vous." Et celui face aux Tarnais en fait partie.

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Mathias Merlo
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