Ce BO-là revient de loin !

  • Les Biarrots de François Da Ros ont inscrit l'essai de la victoire à la 85ème minute.
    Les Biarrots de François Da Ros ont inscrit l'essai de la victoire à la 85ème minute. Icon Sport
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Alors qu’il était mené 13-24 à un quart d’heure de la fin, le BO a inversé la situation et l’a emporté 27-24 après la sirène.

Dernier du Top 14 avant ce match, c’est peu dire que le Biarritz olympique connaît un début d’année 2022 pour le moins compliqué. Handicapés par une dizaine d’absents et pas des moindres (Cubelli, Peyresblanques, Millar, Dixon…), les Basques ont surtout reçu deux coups sur la tête en janvier, pendant un mois important pour leur survie dans l’élite. En effet, vous n’êtes pas sans savoir que les Rouge et Blanc sont tombés à domicile face à l’USAP (23-25), avant d’être balayés à Brive (33-10), le week-end dernier.

« On est dans le dur, mais on savait que ça allait arriver. On ne pensait pas arriver en Top 14 et faire la loi. On est confronté à la réalité et on doit apprendre » reconnaissait d’ailleurs l’entraîneur de la mêlée, Roger Ripol, en fin de matinée samedi. Un peu plus tôt dans la semaine, le directeur sportif du club basque, Matthew Clarkin, avait promis que son équipe n’allait « pas lâcher ». Opposés au Stade Rochelais pour la première fois de la saison en « prime », ses joueurs ont tenu leurs promesses.

Devant un public d’Aguilera bien bruyant, les Biarrots ont réalisé une première période de grande qualité. Propres en conquête (2/2 en mêlée, 5/5 en touche), pénibles dans le jeu au sol (deux ballons grattés) et tranchants à l’impact, ils ont tenu la balle et ont imposé leur rythme.

Ainsi, derrière un Brett Herron bon dans l’animation (malgré une pénalité dans ses cordes manquée à la demi-heure de jeu), les protégés de Shaun Sowerby proposèrent quelques lancements de qualité, à l’image de l’offensive qui emmena l’essai de Kerman Aurrekoetxea (16e). Le seul des Basques dans le premier acte, malgré une grosse occasion dix minutes plus tard, et logiquement ils menaient de deux points à la pause (13-11).
Dès lors, les coéquipiers de Romain Lonca se trouvaient face à un gros défi. Celui de résister au réveil d’une équipe rochelaise probablement remontée après un premier acte bien pauvre.

Jonas sonne la révolte

Généreux dans l’effort comme souvent, mais trop friables sur leurs temps faibles, les locaux ne pouvaient que constater le réalisme rochelais en début de seconde période. Malgré leur supériorité numérique après deux jaunes adressés à Bourgarit (37e) et Sclavi (50e), les Rouge et Blanc encaissaient dix points en un quart d’heure et se retrouvaient menés 13-21.

Les Biarrots étaient-ils morts pour autant ? Certainement pas. Après avoir souvent montré leur force de caractère ces derniers mois, les Basques revenaient dans la partie grâce à l’essai de Jonas (67e), lequel réveillait un stade Aguiléra qui se mettait alors à rêver d’une incroyable remontée. Et la « remontada » eut lieu, après l’essai de Josh Tyrell, dans le temps additionnel.

Avec ce succès face aux Rochelais, les Biarrots laissent la dernière place du classement à Toulon (trois matchs en moins). Mais, surtout, les Basques reviennent à trois points de Brive et conservent toutes leurs chances dans la course au maintien.
 

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Pablo Ordas
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