Lyon en deux temps face au Stade français

  • Choqués par le départ de leur manager, les Lyonnais, fantomatiques dans un premier temps, ont su réagir pour arracher un succès précieux pour la qualification.
    Choqués par le départ de leur manager, les Lyonnais, fantomatiques dans un premier temps, ont su réagir pour arracher un succès précieux pour la qualification. Icon Sport - Icon Sport
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Choqués par le départ de leur manager, les Lyonnais, fantomatiques dans un premier temps, ont su réagir pour arracher un succès précieux pour la qualification.

Y a-t-il un rapport de cause à effet suite aux événements de la semaine dernière et le départ en fin de saison du manager lyonnais ? Dans tous les cas, rarement sous l’ère Mignoni, nous avions vu des Lyonnais autant à côté de leurs crampons que lors des vingt premières minutes samedi après-midi. Emportés par la furia adverse dans le jeu au sol et en mêlée, cantonnés dans leur camp par le jeu au pied parisien, ils semblaient ne rien réussir de ce qu’ils entreprenaient. Sur leur premier enchaînement collectif balle en main, le coup de pied par-dessus le premier rideau bien dosé de Jean-Marc Doussain – similaire aux deux mêmes coups gagnants contre Trévise il y a deux semaines – échappait cette fois à Ethan Dumortier. Dans la foulée, Temo Mayanavanua ne parvenait pas à aplatir…

Mignoni : « Je suis fier de leur réaction »

« Nous avons effectué une première mi-temps marquée par beaucoup d’indiscipline, où nous ne contrôlons pas le match, regrettait Pierre Mignoni. À la mi-temps, j’ai dit aux joueurs de se lâcher. Ce n’était pas nous ! En deuxième période, l’attitude était différente et les rebonds, les poteaux, étaient pour nous. C’est une belle réaction. C’était difficile pour eux cette semaine. Je suis fier de leur réaction. » C’est peut-être le principal enseignement de ce match. En 2021, il fallait moins qu’une maladresse face aux perches, un essai casquette encaissé, trois occasions franches manquées pour perturber l’ensemble lyonnais. Il perdait le fil pour moins que ça. « Ne pas lâcher mentalement et physiquement fait partie de ce que l’on travaille pendant la semaine, explique le pilier droit argentin, Francisco Gomez Kodela. Nous sommes bien physiquement et cela permet de bien finir. J’y ai toujours cru. On sent que même si c’est dur on peut toujours renverser la vapeur. »

Sans parler du fait que l’annonce du départ du coach a marqué un groupe très attaché à son manager. « Le départ de Pierre est très dur, reconnaissait l’international argentin. Je n’ai connu que lui à Lyon. Je sais ce qu’il a fait pour le club et pour beaucoup de joueurs. La nouvelle est dure à encaisser. Il a ses raisons, son destin à lui. On ne peut rien lui reprocher. La nouvelle est dure mais il faut l’assumer. » Et tout faire en sorte pour lui réserver la meilleure des sorties et balayer beaucoup de suppositions.

« Si mon message ne passait plus, je serais déjà parti, concluait Pierre Mignoni pour expliquer son départ. Mon message passe. Les joueurs l’ont montré aujourd’hui. Cela me rend fier. »

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Sébastien FIATTE
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