Pour Brive, le poids des mots, le choc du résultat...

  • Malgré de belles ambitions affichées à l’aube de cette rencontre, les Brivistes sont apparus apathiques, abandonnant totalement leurs vertus guerrières.
    Malgré de belles ambitions affichées à l’aube de cette rencontre, les Brivistes sont apparus apathiques, abandonnant totalement leurs vertus guerrières. Icon Sport - Icon Sport
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Malgré de belles ambitions affichées à l’aube de cette rencontre, les Brivistes sont apparus apathiques, abandonnant totalement leurs vertus guerrières.

Entre les mots et les actes, il y a souvent un monde d’écart. Parfois, un gouffre abyssal. « On va essayer de les embêter le plus possible, donc être au score à la mi-temps, à la 60e, et puis à la 70e, on va se permettre de rêver. » Voilà ce que déclarait Joris Jurand, l’ailier du CAB en amont de la rencontre face au Racing 92. Et son manager Jérémy Davidson abondait : « Le Racing est une équipe de stars. Pourquoi ne pas montrer que nous, on est ambitieux, et qu’on veut essayer d’être au même niveau que tout le monde en Top 14. Il n’y a rien à perdre à l’Arena. » Sauf un peu de crédit. Parce qu’à tout dire, c’est bien gentil d’afficher de beaux discours avant un tel rendez-vous, encore faut-il les assumer en suivant. Et pour le coup, les Brivistes se sont bien fourvoyés, se mettant le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Encaisser presque quarante points en moins d’une mi-temps, ça ne fait pas très sérieux après de telles déclarations.

Choqués par la rouste reçue

Mais le pire dans cette histoire, c’est le comportement apathique affiché par les joueurs corréziens. Un exemple ? La défense autour des zones de ruck. Dans ce secteur, c’était journée portes ouvertes. Ces boulevards, les Racingmen ne se sont pas privés de les emprunter, sans même avoir besoin de jouer des épaules. C’était presque trop facile. « Sur un terrain synthétique comme ça, nous voulions vite couvrir les extérieurs », a avancé le demi d’ouverture Enzo Hervé, plus pour s’excuser que pour se justifier. « On n’a jamais circulé autour des rucks, a complété l’entraîneur des trois-quarts Jean-Baptiste Péjoine, assez choqué par la rouste reçue. On avait peut-être fait notre meilleure semaine d’entraînement de la saison. Résultat : on a fait notre plus mauvaise première mi-temps de la saison. On s’est laissé battre trop facilement. On a fait un peu illusion en deuxième mi-temps, mais on a finalement pris une énorme gifle. Une grosse claque. » Péjoine n’y a pas été avec le dos de la cuillère, il a fait face à la faiblesse de ses joueurs. Et de conclure, cinglant : « On avait mis en place des choses qui avaient de la gueule, mais il ne s’est rien passé parce qu’on n’a pas su mettre les ingrédients nécessaires. On a foutu en l’air une semaine de boulot. » Dont acte.

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