SOS, le Stade toulousain ne répond plus

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La quatrième défaite de suite des champions de France est la plus inquiétante, sur le fond et la forme. Le sursaut devient impératif. Dès vendredi contre Paris.

Depuis trois ans, le Stade toulousain a habitué ses supporters à l’exceptionnel. Samedi, il les a confrontés à l’impensable : en l’espace de douze minutes, les Rouge et Noir ont concédé trois essais au promu catalan pour se retrouver menés 19 à 3. Pis : la reprise en main des champions de France, revenus à six points au début du second acte, a été balayée, avec force et vigueur, par la furia catalane. Comme si les rôles étaient inversés entre le ténor et le novice. Pour le sursaut promis dans la semaine, on repassera.

Pour la quatrième fois de suite, en Top 14, Ugo Mola a été contraint d’expliquer les raisons d’une défaite au coup de sifflet final. Un revers aux proportions fâcheuses. Sans bonus défensif ni quelconque motif de consolation. Rien. Si ce n’est cette certitude, paradoxalement rassurante : "On attendait de toucher le fond, ça y est."

"Beaucoup se dispersent"

Le Stade pourra difficilement réaliser pire prestation, dans l’engagement et l’exécution. Ugo Mola le reconnaissait sans réserve : "Tout m’interpelle, il n’y a pas un secteur qui a existé. […] La semaine passée, le niveau d’énergie et d’intensité était proche de 0. Là, nous avons été le sparring-partner de l’Usap pendant 20 minutes." Les absences des uns et des autres expliquent une partie du problème. Mais elles n’excusent rien. À commencer par l’attentisme de la défense, transpercée sur chaque offensive catalane dans les vingt premières minutes ; ni la déliquescence de la fin de match, en dépit d’un banc de poids et d’expérience ; idem pour le manque flagrant de discernement dans la conduite du jeu, notamment lorsque le vent soufflait dans le dos des visiteurs ? Des questions, il s’en pose une liste aussi longue que le tableau de marque de l’Usap samedi.

Des réponses à apporter, il n’y en a qu’une, finalement : le Stade toulousain doit redevenir acteur de son destin. Son manager n’attend rien d’autre : "Après début de saison maîtrisé de la tête et des épaules, nous sommes dans le dur au niveau de la dynamique collective. […] Beaucoup de monde se disperse en ce moment. Il y a trop de victimisation, il faut arrêter ça et être plus dans l’action. […] C’est bon, le passé, les titres, on doit les mettre loin derrière. Sinon, nous allons aller de déconvenues en déconvenues."

Dès vendredi, les actes devront enfin être mis face aux paroles : "Le match de vendredi face au Stade français est très certainement un petit tournant de la saison, le compte à rebours est lancé." Pour l’heure, rien n’est perdu. Les champions de France restent quatrièmes du championnat. Au vu de ses prestations du moment, on aurait tendance à l’oublier. V. B.

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