XV de France : il n’y a que Baille qui m’aille

  • Actif dans le jeu, très bon en mêlée fermée, Cyril Baille a été l’un des meilleurs Français contre l’Italie. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
    Actif dans le jeu, très bon en mêlée fermée, Cyril Baille a été l’un des meilleurs Français contre l’Italie. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Malgré un contexte "covidé" et une performance collective parfois laborieuse, Cyril Baille a encore confirmé qu’il est une valeur sûre au niveau international.

Il y a des joueurs comme ça pour qui l’on ne pose même plus la question de la performance. Toujours propre. Toujours efficace. Toujours précieux. Cyril Baille compte parmi ceux-là. Le pilier gauche du Stade toulousain, dès lors qu’il enfile le maillot bleu, ne déçoit jamais. Égal à lui-même, il a encore affiché contre l’Italie une grosse activité dans le jeu courant. De belles avancées ballon en main pour 21 mètres gagnés en première période avec seulement quatre ballons portés. À chaque impact, il a gagné son duel. À chaque impact, il a apporté du confort à son équipe. Sans compter l’efficience de chacun de ses déblayages sur ses soutiens offensifs. Et, s’il vous plaît, sans jamais être pris en faute. Aucun coup de sifflet de l’arbitre de la rencontre contre lui en 51 minutes de jeu. Et quel bonheur de pouvoir compter sur un pilier avec une telle gestuelle, capable d’assurer la continuité du jeu sans déchet, ni fioriture. À son actif, un seul "offload", nous rétorquerons les pisse-vinaigres. Certes, le chiffre n’a rien d’extraordinaire, mais remis dans le contexte météorologique, il n’a rien d’anecdotique. Rares ont été les joueurs à s’aventurer à du jeu après contact, le ballon étant très glissant. Lui a osé, sûr de sa force. Quant à sa tenue de mêlée, elle a été parfaite de bout en bout. Comme d’habitude.

Il a répondu aux interrogations

Pourtant, avant la rencontre, des interrogations légitimes pouvaient se poser. Souvenez-vous. Cyril Baille comptait parmi les joueurs toulousains frappés par le Covid il y a deux semaines. Exit la première semaine de préparation avec les Bleus. Sept jours d’isolement, à ne rien faire, sinon attendre. Sa reprise, il l’a faite avec son club contre le Racing 92. Ce jour-là, il a peiné en mêlée face à Cedate Gomes Sa. Globalement, il a peut-être réalisé son plus mauvais match depuis longtemps dans un contexte collectif difficile. "Les Toulousains touchés par le Covid ont réintégré le groupe avec des formes disparates, expliquait le directeur de la performance Thibault Giroud en amont de ce match inaugural. Ce n’est pas de la méforme, c’est juste un manque d’entraînement spécifique en raison de l’isolement imposé par le protocole sanitaire. Nous avons donc des états de forme différents et des remises à niveau adaptées. C’est juste une question de régulation."

Dimanche, Baille a confirmé sur le terrain les propos de Giroud. Et même plus encore. L’an passé, durant le Tournoi des 6 Nations, Fabien Galthié avait qualifié son joueur de "meilleur pilier gauche du monde". Dans la bouche du sélectionneur, le compliment pesait lourd. Et pour cause. Galthié a la louange individuelle plutôt rare. Et s’il s’est laissé aller à l’exercice, c’est qu’il était sûr de son fait. Un an plus tard, et malgré un contexte "covidé", le propos est toujours aussi juste.

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