Ecochard: « Il faut savourer, ce n’est pas souvent que l’on gagne contre des champions d’Europe»

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Tom Ecochard savoure la grande performance des siens et revient surles coulisses de la performance, entre semaine de remobilisation et entame canon.

C’est un moment très fort de la saison que vous venez de vivre…

C’était un bon moment. Nous jouons tous au rugby pour connaître des moments comme ça : un stade plein, une grande équipe en face, une victoire avec le bonus, un public en liesse.Que demander de mieux ?

Dès l’entame, vous avez pris les choses en main.Racontez-nous…

En première période, le vent était défavorable.Et il était assez fort, notamment en altitude.Donc, nous nous sommes dit qu’il fallait porter le ballon et essayer de mettre de l’avancée avant de s’en séparer.Et en fait, tout s’est bien goupillé.Nous avons gagné les duels, les ballons sont sortis rapidement et nous avons marqué.C’était presque inespéré, c’était un peu comme dans un rêve.Après, quand nous avons vu qu’il y avait 19 à 3 mais seulement vingt minutes de jeu, on s’est dit: «Oulala, ça va être long. » C’est pourquoi il a fallu gérer un peu par la suite.

Vous avez constamment relancé de votre camp dans le premier acte.Était-ce la stratégie définie dans l’avant-match ?

Non, ce n’était pas une stratégie de la semaine mais du début de rencontre. Il y avait le fait que l’équipe avait à cœur de se racheter par rapport à la prestation de Lyon et qu’il nous était dur de sortir par le pied.Mais c’est surtout lorsque l’on a vu que ça marchait et que l’on franchissait que l’on a décidé d’appuyer balle en main.

Les Toulousains sont ensuite revenus à six points.Comment avez-vous vécu ce changement de physionomie ?

Une fois qu’ils ont mis en place leur système de passes après contact, ils ont enchaîné et étaient durs à arrêter. On s’est dit qu’il fallait tenir. Je n’ai pas senti de panique. Il faut dire qu’ils ont raté des pénalités. Ça ne s’est pas joué à grand-chose.L’ambiance était incroyable et nous a bien poussés.Entre une jauge à 5 000 et un stade plein, ça change tout.

C’était le jour et la nuit avec la copie rendue face au Lou…

C’est ce qui est le plus dur dans le Top 14, de reproduire de bonnes performances. La semaine passée, nous étions passés complètement à côté.Mais si l’on avait sorti un gros match contre Lyon, est-ce que l’on aurait fait celui-là face à Toulouse ?Je ne sais pas.En tout cas, le match de la semaine dernière nous a énormément servis pour préparer celui-ci. On ne s’était pas reconnu, on était à contretemps, on a joué à l’envers.Bon, on ne va pas en parler pendant 10 ans, ça a déjà été le cas toute la semaine. Ce que j’avais dit à mes coéquipiers avant le match, c’est qu’il fallait avant tout mettre de l’énergie.Et qu’à partir de ça, le reste suivrait.

Vous êtes-vous surpris vous-mêmes ?

On se savait capable de ce genre de performance.Même si, là, ce n’était pas prévu.C’est un exploit, il faut le dire.La dernière fois, nous menions à la mi-temps et ils nous en avaient mis 40 derrière.Les leçons ont été retenues.

Vous réalisez une opération très positive dans la lutte pour le maintien…

Je dirais que c’est un petit pas.Nous avons encore le couteau sous la gorge.Il reste tout de même neuf journées et il y a deux déplacements à venir (à Toulon et Clermont). En attendant, il nous faut profiter.Nous avons une semaine sans match pour savourer.Ce n’est pas souvent que l’on gagne contre des champions d’Europe et de France mais ce n’est pas une raison pour se prendre pour d’autres.
 

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