De retour en forme, Kolingar attend la deuxième vague

  • Hassane Kolingar est de retour en forme sous le maillot racingman.
    Hassane Kolingar est de retour en forme sous le maillot racingman. Icon Sport
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Monté très haut, le pilier gauche du Racing est redescendu dans la hiérarchie. Son temps de jeu a diminué en raison d'une blessure qui est maintenant derrière lui.

Hassane Kolingar était devenu l’une des nouvelles coqueluches de Fabien Galthié quand il avait intégré le XV de France au moment de l’Autumn Nation Cup. Profitant des textes qui limitaient le temps de jeu des internationaux, le jeune pilier gauche s’y était affirmé très à son avantage. Son histoire personnelle singulière, son ascension irrésistible, le manager du XV de France l’avait élevé dans son plaisir de voir éclore un ovni en première ligne, louant son talent évident doué d’une maturité si précoce.

Et quand il avait fallu choisir dans le vivier pour remplacer Jean-Baptiste Gros au moment du départ en Irlande, lors du Tournoi des 6 Nations de la saison dernière, l’entraîneur national l’avait rappelé automatiquement. Un an tout juste après, alors que l’Irlande vient rendre visite à la France, Hassane Kolingar a complètement disparu des tablettes internationales. La prédiction de son avènement rapide est tombée à l’eau. Cette trajectoire descendante est même visible à l’œil nu des statistiques dans sa propre équipe de club. La saison dernière, il était titularisé une fois sur deux, sur l’ensemble de ses présences sur les feuilles de match. Cette proportion a diminué à une fois sur trois depuis le départ de la saison.

Un problème docteur ? « J’ai subi une blessure aux cervicales que j’ai traînée, explique-t-il. C’est une hernie qui s’est formée à la suite d’un choc, que j’ai reçu à peu près au moment du premier confinement. J’ai vraiment ressenti la douleur la saison dernière, peu après le tournoi. Et elle m’a beaucoup diminué. Dans ces cas-là, on serre les dents, on pense qu’on va passer par-dessus. Mais j’avais perdu de la force dans le bras, je ne me sentais pas au top, et pour la première fois, j’ai joué au rugby avec appréhension. J’ai perdu ma hargne. »

Malgré cet état de forme bancal, le jeune pilier du Racing avait tenu son rang. Laurent Travers lui avait ouvert la voie à un repos possible, que ce dur au mal élevé à la boxe avait décliné, persuadé de pouvoir passer ce cap. Il avait même été titularisé lors de la demi-finale de Top 14 perdue contre La Rochelle.

L’exemple Cyrille Baille

Mais ses performances ont baissé, visiblement, et ce pilier loué pour son explosivité et sa passion du rapport de force, pour la première fois de sa vie, a commencé à décliner. Depuis ses quinze ans et la découverte du rugby, passant par le titre de champion du monde moins de 20 ans et son éclosion éclatante en seniors, il n’avait vécu alors que de réussites personnelles. La chute était d’autant plus dure. Il en revient à peine, de cette première expérience du trou dans la carrière.

Passées les heures de kiné à la recherche de son potentiel physique maximal, contraint de mettre en place une routine d’échauffement habituellement réservée aux fins de carrière, Hassane Kolingar a relevé la tête, peu à peu, jusqu’à aujourd’hui, où il se déclare complètement guéri. « Ça y est, je suis à 100 %, dit-il. Ça a été long, mais maintenant je me sens super bien. Je suis déterminé comme un lion, et j’ai toujours mes rêves. J’ai très envie de jouer. Je vois Cyrille Baille enchaîner les prestations énormes en club et en équipe de France. Nous avons en France le meilleur pilier gauche du monde actuellement. Il est une source d’inspiration, et il donne très envie de le concurrencer ».

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Guillaume CYPRIEN
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