Le déclic de Nevers exigé après la claque

  • Après leur défaite face à Bayonne juste avant la trêve, les Neversais de Benjamin Dumas sont motivés comme jamais pour cet avant-dernier bloc.
    Après leur défaite face à Bayonne juste avant la trêve, les Neversais de Benjamin Dumas sont motivés comme jamais pour cet avant-dernier bloc. Photo S. Biscaye - Photo S. Biscaye
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La réception de Béziers s’annonce capitale pour les Nivernais en quête de points et de rachat après la déroute face aux Bayonnais.

Les Neversois auront tenu leur invincibilité à domicile jusqu’à la 19e journée, en y mettant la manière, la rage et le panache face à des « clients » comme Oyonnax, Colomiers ou Mont-de-Marsan. Alors le 41 à 13 infligé par l’Aviron bayonnais il y a deux semaines est passé comme une tornade dans le ciel bleu, aussi imprévisible que sidérant par son ampleur, inédite depuis l’arrivée de l’Uson en Pro D2 en 2017. « Partir en vacances dans ces conditions, ce n’était pas facile », grimace l’arrière Benjamin Dumas. De fait, la semaine de coupure avait le parfum camphré et l’allure empesée de la convalescence avant de remettre le (jaune et) bleu de chauffe. « On s’est mis sur la préparation du match face à Béziers, avec l’objectif d’apprendre de nos erreurs », poursuit le joueur arrivé de Massy l’été dernier. « Cette défaite, elle a été dure à digérer mais ce n’est pas la fin du monde ; on a encore les cartes en main. » 

Pour le staff, les jours (et les nuits) qui ont suivi la défaite face à Bayonne ont également balayé le concept de vacances : « Cette défaite, on ne la digère pas, elle reste en travers », affirme Sébastien Fouassier, l’entraîneur des avants nivernais. « Certes, on a affronté une équipe qui avait très bien préparé son match, mais on est passé à côté de l’événement. On a été dans le match en première période, ensuite on a manqué d’un supplément d’âme. On a peut-être payé les semaines d’entraînement perturbées par le Covid ; de là à en prendre quarante à la maison… »

Le scénario du bourre-pif en pleine paix rappelle de vilains souvenirs des saisons passées : « Ce n’est pas la première fois qu’on connaît ce genre de déconvenue, ces périodes où on était sur quelque chose de positif et où on se met tout seul en danger », explique sébastien Fouassier, qui pointe un signe avant-coureur : « Fin décembre, à Carcassonne, on fait une très bonne première mi-temps et on perd le match à cause d’une très mauvaise seconde période ; on aurait pu se mettre dans de très bonnes dispositions pour la suite, et distancer un adversaire direct, et on ne le fait pas. En janvier, on n’est pas trop mal, on bat Mont-de-Marsan et on accroche Oyonnax, qui mettait quarante points à tout le monde. On a un contenu intéressant, et puis bam. »

Match capital

La venue de Béziers, en ouverture de l’avant-dernier bloc de la saison, se leste du coup d’une dimension presque dramatique : « La 20e journée, c’est un marqueur de la saison. On est dans une période décisive, avec un bloc de cinq matchs, avant le dernier sprint. On doit remettre les choses en ordre dès ce premier match, face à Béziers, qui est capital pour la suite », souligne Sébastien Fouassier. « C’est le match de l’après-Bayonne, on attend surtout les joueurs sur la question du caractère. »

À son aise dans un club qui lui permet d’épancher son goût frénétique de la relance, Benjamin Dumas cultive l’optimisme et la confiance, sans excès : « Sur cette fin de saison, on a davantage de matchs à la maison que de déplacements, et on a très envie de montrer d’emblée que c’est compliqué de venir jouer au Pré-Fleuri. On est dans un bloc déterminant, face à plusieurs concurrents directs, et dans cinq matchs on saura si on peut toujours jouer la qualification à fond. Une défaite à la maison, c’est toujours terrible, et on ne veut pas revivre ça. »

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Sébastien CHABARD
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