Porter : « Je peux respirer à nouveau ! »

  • Le pilier gauche irlandais se livre avant le duel face à la France.
    Le pilier gauche irlandais se livre avant le duel face à la France. Sportsfile / Icon Sport - Sportsfile / Icon Sport
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L’ancien droitier s’est reconverti au poste de pilier gauche depuis le début de la saison, Il en explique les raisons.

Pourquoi avez-vous décidé de changer de côté de la mêlée, en passant de droite à gauche ?

Cette idée était dans les tuyaux depuis un petit moment. Il faut se rendre à l’évidence : la majorité de mes sélections, je les ai obtenues en remplaçant Tadhg (Furlong, N.D.L.R.) En songeant au futur, j’ai voulu tout simplement gagner du temps de jeu. Donc les entraîneurs m’ont convoqué et m’ont dit : "Voici ta feuille de route, direction le côté gauche ! Tu es partant ?" J’ai tout de suite accepté, et je me suis lancé dans ce challenge. Me voilà pilier gauche, maintenant.

Aviez-vous déjà évolué à gauche ?

En réalité, je jouais à gauche à l’école et à l’université. Mais le poste a énormément changé depuis cette époque. En revanche, mon expérience de droitier est un avantage considérable, car je comprends parfaitement ce que mon adversaire veut me faire subir. Le plus dur, cela a été sur le plan mental : réapprendre, et accepter que tout n’est pas parfait tout de suite.

Vous qui avez vécu les postes très récemment, en quoi diffèrent-ils ?

On me pose souvent cette question. La grande différence, c’est que maintenant je peux respirer ! Plus sérieusement, je ne me sens plus complètement épuisé après chaque mêlée. Il y a bien moins de pression quand on joue à gauche. Pour ceux qui font un peu d’haltérophilie, je dirais que pousser à droite ressemble à un faire un squat avec la "safety bar" (une barre olympique coudée qui repose sur la nuque et les trapèzes, équipée des poignées supplémentaires, N.D.L.R.), alors que pousser à gauche s’apparente davantage à un squat unilatéral, ou un split squat Bulgarian (une fente unilatérale, avec le pied arrière surélevé, N.D.L.R.) Bon… Je ne sais pas si je suis très clair ! Retenez tout simplement que jouer à gauche demande moins d’énergie. Si je devais l’évaluer par des pourcentages, je dirais qu’un droitier supporte 60 % de la poussée totale, tandis qu’un gaucher n’en supporte que 40 %.

Quel regard portez-vous sur l’équipe de France ?

Pour les avoir suivis de près, nous savons dans quelle forme ils se trouvent en ce moment, et le calibre des joueurs qui composent cette équipe. L’équipe de France est incroyable avec de tels joueurs mais je suis intimement convaincu que nous avons les moyens de les renverser chez eux, à Paris.

Vous vous y êtes déjà imposés…

Oui mais pour tenir le coup au Stade de France, il faut vraiment se mobiliser avec tout ce que l’on a. C’est un endroit rude, mais on doit repenser à notre victoire en 2018, quand Johnny (Sexton, N.D.L.R.) a tapé ce drop alors que l’on était dans les arrêts de jeu. On veut revivre ces moments.

Quelles ont été vos sensations en mêlée contre le pays de Galles ?

Quelques mêlées se sont écroulées, ici ou là, mais dans l’ensemble, ce match contre la France doit nous obliger à fixer un niveau d’exigence supérieur envers nous-même. Nous devons progresser chaque semaine et un grand challenge nous attend en France. Les équipes françaises sont traditionnellement très fortes sur la conquête. Nous allons donc devoir aiguiser nos armes et donner notre meilleur. Propos recueillis par S.V.

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