Amateurs - La philosophie Gujan-Mestras, surprise de la Fédérale 2

  • L'entraîneur Jean-Marc Lanne-Petit fait partager à ses joueurs la passion du jeu élargi.
    L'entraîneur Jean-Marc Lanne-Petit fait partager à ses joueurs la passion du jeu élargi. Photo DR
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Le promu Gujan-Mestras est sans conteste l’une des surprises de la Fédérale 2. Il séduit surtout par son jeu ambitieux.

En quelques thèmes, nous avons cherché à connaître auprès de l’exigeant entraîneur Jean-Marc Lanne-Petit les raisons de la jolie réussite gujanaise. Surprise vraiment ? « Oui, sur le plan comptable c’est une grosse surprise. Nous sommes restés sur nos convictions de jeu et nous avons l’apport d’individualités comme Salawa et de joueurs en pleine éclosion. C’est un groupe que j’ai depuis quatre ans et ensemble nous avons énormément travaillé. On a fait aussi des choix d’éléments qui correspondaient au jeu que nous prônions. Il y a eu des échecs mais nous faisons très attention à l’état d’esprit et ce sont les joueurs qui se recrutent. »

Ce rugby attractif dont le club est fier serait donc la traduction d’une philosophie ? « Complètement. J’adorais le jeu de lecture, de prises d’initiatives et après j’ai la chance d’avoir échangé avec mon fils Geoffrey qui entraîne Pau et qui m’a aidé à mettre en place une structure. J’ai proposé un projet aux joueurs, ils l’ont pris à leur compte, le mérite leur revient. Nous ne faisons que le peaufiner même si parfois nous sommes dans l’excès du jeu et que nous manquons d’alternance. »

Priorité à l’épanouissement

Ce fameux projet, comment peut-il être défini ? « Ce sont de grands mots. C’est une grosse répartition sur la largeur avec les gros au milieu du terrain en 2-4-2. Aller chercher les couloirs ou attaquer les intervalles au milieu. Et nous n’avons pas fait une seule séance de physique sans ballon. J’implique beaucoup les joueurs et nous travaillons beaucoup en intensité maximale. » 

Il n’empêche que jeu et efficacité ne peuvent être dissociés : « La mise en place n’est pas facile. Il faut s’appuyer sur quelques joueurs relais qui doivent savoir valider le projet et l’exprimer. Surtout, les joueurs doivent savoir pourquoi ils le font et là nous avons encore du travail car quand nous sommes parvenus à déséquilibrer une défense on n’arrive pas toujours à concrétiser. Il y a des sorties partout mais nous manquons de réalisme. On manque encore de lecture chez certains. C’est peut-être de ma faute parce que je parle tellement de jeu… je jouerais jusqu’à épuisement. On ne fait pas une fixette sur les résultats, c’est d’abord un épanouissement collectif et individuel qui m’intéresse. Je veux des gosses heureux et passionnés. » Et la formule s’avère gagnante.

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Gérard PIFFETEAU
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