En battant Colomiers, Aurillac prend de la hauteur

  • AJ Coertzen (Aurillac) fut l'un des Aurillacois les plus en vue
    AJ Coertzen (Aurillac) fut l'un des Aurillacois les plus en vue Icon Sport - Manuel Blondeau
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Si les Cantaliens ont frôlé la correctionnelle en fin de rencontre, ils obtiennent une victoire malgré tout méritée. Leur conquête et leur défense furent de solides bases de ce succès qui les place au mieux dans la course à la qualification.

Finalement, la dernière et longue séquence fut à l’image de ce match. Les Columérins avaient beau pousser et multiplier les temps de jeu, la tentative de drop de Romuald Séguy était contrée par Marc Palmier. De façon générale, les Aurillacois ont défendu de façon quasiment héroïque. Et cet aspect a été la fondation de la victoire contre la Colombe. "Il y a eu un bon état d’esprit et une belle débauche d’énergie qui ont fait que nous avons gardé le score à la fin, salue l’entraîneur principal Romeo Gontineac. On était dans le rouge avec le nombre de temps de jeu de Colomiers mais les joueurs sont restés attentifs sur la tentative de drop. Ils ont été lucides aussi en ne commettant pas de fautes."

Une touche décisive

Et ses hommes ne se sont pas contentés de seulement bien défendre. Les deux essais inscrits en première période étaient le fruit de longues phases de domination. Après son premier échec (1/4 à la fin de la soirée), Marc Palmier servait AJ Coertzen qui redressait sa course, profitant du bon travail de leurre de ses coéquipiers (9e). Après une demi-heure lors de laquelle les équipes se rendaient coup pour coup, le temps fort de Colomiers accouchait d’un essai de Valentin Saurs (35e), après un bon travail d’Hikawera Elliot. Malgré le score minimaliste, on a assisté à une jolie rencontre car les Columérins aussi sont parvenus à pratiquer un rugby plaisant. Mais juste avant la pause, Aurillac reprenait le large grâce à l’ingéniosité d’Elijah Niko qui trouvait sur l’aile droite Théo Cambon (40+2e). Julien Sarraute ne cachait pas sa déception : "On est déçu parce qu’on a manqué de maîtrise. Une nouvelle fois on a été capable de très bonnes séquences offensives, mais pas toujours de les concrétiser par des points. Nous n’avons pas assez eu le ballon, car notre conquête a été bousculée en deuxième mi-temps." S’ils savaient les dispositions aurillacoises en conquête, cela n’a pas empêché les coéquipiers d’Edoardo Gori de se faire chahuter. La succession de touches infructueuses dans les vingt-deux mètres adverses fut peut-être le moment marquant de ce second acte : "Oui, c’est un tournant car on récupère deux lancers, notait Romeo Gontineac. On ne sort pas tout de suite mais on leur gâche leur troisième munition, on récupère le ballon et on arrive à sortir." Avec ce succès le Stade aurillacois se place idéalement dans la course à la qualification. Le manager avouait : "Notre objectif premier est vraiment de défendre notre forteresse. Après, si on est infaillible à la maison, pourquoi on ne regarderait pas devant ?"

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