Et par la force des choses, Mont-de-Marsan s’imposa

  • Pro D2 - Léo Coly (Mont-de-Marsan)
    Pro D2 - Léo Coly (Mont-de-Marsan) Icon Sport - Pierre Costabadie
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Dans le choc des extrêmes, c’est Mont-de-Marsan qui emporte la mise. On a vu la différence entre une équipe qui doute, et une autre en confiance.

Loin d’être imméritée, la victoire montoise a surtout montré ce que cette équipe est devenue cette saison au fil des matchs. Sérieuse, appliquée et qui sait s’adapter aux situations.

"Il y a eu beaucoup de volonté et de détermination chez nous, dès l’échauffement j’ai senti les gars concernés. Par contre, trop de fautes encore, gardant Rouen dans le match. Des ballons perdus en touche mais dès qu’on mettait de la vitesse, ils étaient en difficulté", analyse Patrick Milhet, le manager montois.

Bien sûr, Mont-de-Marsan s’est nourri des erreurs rouennaises. Ce qui a fait la différence, notamment sur les deux situations d’essai : quatre plaquages manqués à 30 mètres de son en-but, puis une interception sur une passe pas forcément au bon endroit, au bon moment alors que Rouen était dans l’avancée.

"Notre conquête n’a pas été bonne, on a eu du mal à lancer nos actions. Rouen a eu des contre-rucks efficaces, on peut le féliciter pour ça. Nous, on a joué sur notre état d’esprit, on n’a pas lâché en gardant toujours au moins trois points d’avance et en étant solide. On ne s’affole pas, les joueurs d’expérience ont su calmer la fougue des jeunes. On a été dans la gestion. Moi, je laisse sept points en route et en fin de match, on a pris moins de risques en restant serrés", analyse Léo Coly, le demi de mêlée montois.

Côté Rouen, on faisait grise mine, en ayant clairement l’impression d’avoir raté un coup et que les matchs se ressemblent trop souvent.

"Il y a de la frustration. Dans l’ensemble, on fait un bon match mais on prend zéro point. On n’a pas été efficace, on a manqué de patience. Sur des mauls, on se met à la faute, on fait tomber des ballons. On est déçus ce soir mais dès dimanche, on passera au match suivant. Il nous reste dix finales à jouer. On doit s’y mettre sérieusement", confie le pilier rouennais Hugo N’Diaye.

Bientôt deux recrues ?

On ne peut que louer l’attitude des Normands qui, clairement, n’iront pas se cacher pour mourir. Ils gardent une foi certaine en leur groupe, comme le partage Nicolas Godignon, le manager rouennais.

"On ne triche pas. On s’envoie mais on doit maîtriser des moments clés. Dess double écrans, des ballons tombés... On doit travailler sur ces détails. Je garde un doute sur l’interception, qui pour moi est hors jeu, mais l’arbitre a fait son choix. Le groupe a envie de réussir, de faire ce qu’il faut. On a le mérite de jouer la gagne jusqu’au bout, on aurait peut-être pu gratter un point sur la dernière pénalité. Mais, bon, point par point, on n’avancera pas. Il nous faut gagner."

Rouen n’est pas loin. Les arrivants se sont vite intégrés (Maximin, N’Diaye, Baska) et apportent une dynamique intéressante. Deux autres arrivées sont attendues dans les deux semaines à venir.

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Gael LECOEUR
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