Top 14 - Festival de couacs pour Clermont à Brive !

  • Gabin Michet (Clermont) est plaqué par Enzo Sanga (Brive)
    Gabin Michet (Clermont) est plaqué par Enzo Sanga (Brive) Icon Sport
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Clermont n’a même pas ramené le bonus de ce voyage à Brive. Le côté désordonné de la rencontre a joué contre les Auvergnats, dangereux en apparence, mais pas capable de porter le fer dans la plaie.

On aimerait vraiment que Jonno Gibbes améliore son français. Ça nous aurait permis d’en savoir plus sur son analyse de ce Brive-Clermont. Il avait apparemment des arguments pour expliquer ou justifier ce nouveau revers. Mais sa pratique de la langue de Molière est décidément trop parcellaire.

Son équipe est revenue avec zéro point de son court voyage en Corrèze, après avoir mené 10-0 d’entrée de jeu et un essai de Cancorier sur ballon-porté La médiocrité de la performance saute aux yeux, même si jusqu’au bout, on a senti les Clermontois capables d’aller chercher le match nul, voire plus.

On a cru que l’entrée de l’excellent Tani Vili pouvait débloquer la situation. Le jeune centre formé à Brive (et en partance pour Bordeaux) aurait pu être ce facteur X, chacune de ses interventions sembla amener Brive au point de rupture. Ce ne fut qu’une illusion, il se rendit aussi coupable d’une passe dans le vide particulièrement mal venue.

Le bilan, c’est que Clermont a vécu une deuxième mi-temps sans marquer d’essai. Un petit festival de couacs, jusqu’à cette ultime touche cafouillée dans les 22 adverses. Une dernière combinaison un peu osée (sans saut) qui a totalement échoué.

Judicaël Cancoriet fit passer le message : « Oui, clairement, c’est une désillusion. Notre entame a pourtant été correcte, mais en deuxième mi-temps, nous avons été dominés. Nous n’avons pas mis notre jeu en place. L’engagement et l’envie ne suffisent pas. »

Le côté « foufou » de cette rencontre devait avantager Brive, avec un peu de recul, ça devient une évidence.

Clermont n’a pas su maîtriser la situation. Peut-être que la sortie du jeune ouvreur Gabin Michet à la pause est liée à ça, même si son remplaçant JJ Hanrahan n’a pas vraiment fait monter le curseur.

Dix-neuf absents à l’ASMCA

Clermont s’est aussi fait transpercer plus souvent qu’on ne l’aurait cru. « Oui, mais il y a eu des franchissements des deux côtés. Mais j’ai trouvé que nos adversaires parvenaient à transformer leur jeu. De notre côté, il y a toujours eu des petites fautes de mains ou d’inattention. » 

Clermont aurait pu mieux faire dans tant de domaines… : « Dans le vestiaire, nous sommes restés calmes. je n’ai pas voulu trop parler à chaud, je voulais digérer, analyser pour ne pas dire trop de bêtises », poursuivit Cancoriet vraiment dépité.

Dans ce genre de situations, mieux vaut ne pas chercher trop loin et en rester aux basiques. Clermont comptait 19 absents, et Jedraziak a été touché au cou.

C’est peut-être dans l’ordre des choses que de s’incliner face à un adversaire survolté dans ces conditions. Pourquoi chercher plus loin ?

Un confrère a essayé de demander à Jono Gibbes s’il y avait une raison à cette épidémie. Il a répondu en anglais pour exprimer son fatalisme. Comme un résumé de cet après-midi ou rien n’a tourné rond.

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