Top 14 - Face à Pau, les Racingmen ont passé la cinquième

  • Maxime Machenaud et les Racingmen, après un début de championnat plutôt poussif, sont en train de trouver la bonne carburation.
    Maxime Machenaud et les Racingmen, après un début de championnat plutôt poussif, sont en train de trouver la bonne carburation. Icon Sport
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Malmenés par une spectaculaire équipe paloise, les Franciliens ont su enchaîner un cinquième succès de rang, qui leur aurait à coup sûr échappé il y a quelques temps.

Souvenez-vous l’état d’urgence dans lequel se trouvait voilà quelques semaines le Racing 92, candidat légitime et naturel au Bouclier de Brennus en fin de saison mais distancé au classement, donc en grand danger dans la course à la qualification. Mi-février, la réalité est toute autre.

En effet, les Franciliens pointent à une bien plus confortable sixième place, surtout plus en adéquation avec les ambitions du club et les moyens alloués par le président Jacky Lorenzetti. Quelque part, les hommes de Laurent Travers peuvent dire merci à la Champions Cup. L’édition 2021-2022 ne ressemble peut-être pas à grand-chose aux yeux du grand public mais elle a largement contribué à relancer la dynamique des Ciel et Blanc. Depuis ses victoires marquantes à Northampton et aux Ospreys, cette équipe ne présente plus vraiment le même visage.

Mieux, elle demeure sur cinq victoires d’affilée, dont quatre en championnat. Mais, au-delà des simples bilans statistiques, il y a les impressions. Celle laissée lors du dernier succès en date, samedi face à la Section paloise, n’est pas des plus séduisantes. Ni même maîtrisée. Le bonus offensif arraché par les visiteurs prouve à quel point le Racing a parfois été malmené à domicile, comme l’expliquait Camille Chat au micro de Canal + : « On s’en sort bien et on a eu de la chance. Nous avons été trop approximatifs en première mi-temps. »

Pragmatisme, quand tu les tiens

N’empêche, les faits sont là. Les résultats également. Et c’est aussi le propre des grandes équipes de savoir gagner dans des jours brumeux. Il n’est pas forcément question d’aller clamer que le Racing 92 est de nouveau un ténor injouable de ce championnat.

Mais, deux semaines après avoir offert une démonstration de pragmatisme et de lucidité à Toulouse où ils ont su régner sur les bases de ce jeu pour s’imposer à Ernest-Wallon, puis une semaine après avoir livré un récital offensif contre Brive, les Franciliens ont démontré qu’ils avaient retrouvé leur qualité première : leur instinct de tueur.

Samedi, les coéquipiers de l’artilleur Maxime Machenaud, tellement précieux face aux poteaux, n’étaient sûrement pas meilleurs que leurs adversaires. Ils étaient en tout cas peut-être moins spectaculaires. Mais l’essentiel était finalement ailleurs, eux le savaient, et ils sont parvenus à appuyer là où il le fallait, et quand il le fallait, pour s’assurer quatre points décisifs. Quelle que soit la manière, le Racing est de retour. Et la plus belle preuve est justement celle-ci : il remporte désormais des matchs qui lui auraient à coup sûr échappé il y a quelque temps.

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