Super League - Lucas Albert (Toulouse olympique), un retour infructueux

  • Dans le monde du rugby à XIII, Lucas Albert fait partie des « Mozart » de la discipline.
    Dans le monde du rugby à XIII, Lucas Albert fait partie des « Mozart » de la discipline. Midi Olympique - Stéphanie Biscaye
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Dans le monde du rugby à XIII, Lucas Albert fait partie des « Mozart » de la discipline. Le Carcassonnais appartient à cette frange des surdoués. À 17 ans, sous la tunique des Dragons catalans, il a eu le privilège de savourer sa première feuille de match en Super League. C’était le 12 juillet 2015 face à Widnes très exactement. Après une période faste, l’actuel demi de mêlée toulousain, a connu lors de l’exercice 2021, un moment de doute.

Fragilisé par une blessure au genou, il a passé la majeure partie de son temps avec le corps médical plus qu’avec ses coéquipiers. Arrivé en juin dernier au sein du club olympien, l’accession en Super League de son nouveau club, il l’a vécu principalement en tant que spectateur. La saison passée, il a été coché qu’à une seule reprise sur la feuille de match. C’était lors du déplacement à Newcastle, le 19 septembre dernier. Les Toulousains s’étaient largement imposés (82-12). Pendant l’intersaison, Lucas a décidé de rattraper le temps perdu.

« Je suis venu à Toulouse pour jouer en Super League, précise-t-il. Avec mon préparateur physique, j’ai travaillé dur pour retrouver mon niveau de forme et évoluer à ce niveau de compétition. » Un investissement qui n’a pas échappé à Sylvain Houlès, le coach toulousain. Samedi soir, il a ainsi offert à Lucas, la titularisation à la mêlée. Pour son (grand) retour en Super League, le Carcassonnais était face à son coéquipier et capitaine de l’équipe de France, Théo Fages.

« Le souci du détail »

Le duel franco-français a été ainsi, un moment fort de ce débat. À l’image de son équipe, Lucas a été performant à l’entame. Sur la première réalisation toulousaine à la 3e minute, il attaque bien la ligne, il permet à son coéquipier, Junior Vaivai de briser le rideau défensif d’Huddersfield et décaler Matt Russell pour la conclusion. Dans le registre offensif, le Carcassonnais a été parfait tant dans son rôle de passeur que de distributeur. À la 29e minute de jeu, d’une feinte de passe, il met en difficultés la défense adverse.

Arrivé à hauteur des vingt mètres d’Huddersfield, il ne trouve pas le soutien opportun. À ce moment de la partie, Toulouse menait (10-6). Peut-être qu’en inscrivant ce troisième essai, le scénario de la partie aurait été différent ? Une fois que les « géants » ont pris l’initiative de la partie, Lucas comme l’ensemble du groupe s’est retrouvé dans la difficulté.

Son vis-à-vis, Théo Fages a multiplié les prouesses pour le plus grand malheur des supporters toulousains qui ont vécu un véritable calvaire dans ce second acte copieusement dominé par Huddersfield. Au terme de ce premier rendez-vous manqué, le demi de mêlée toulousain a analysé avec une certaine pertinence les raisons de ce revers.

« La Super League n’est pas du tout le Championship. En Championship, on peut se permettre de faire des fautes, ça ne porte pas vraiment à conséquence. En Super League, le moindre écart, ça ne pardonne pas. À ce niveau de compétition, il faut avoir le souci du détail. On ne peut pas manquer une touche, manquer un plaquage. Une erreur, ça se paye au tableau d’affichage. Ce soir, on a fait une erreur. Quand nous avons mené (10-0), nous avons perdu notre concentration et le fil du match. Au final, nous l’avons payé très cher. Nous sommes entièrement responsables de cette défaite. Il faut se mettre dans la tête que la Super League, ça va très vite. Il faut oublier au plus vite, le Championship. »

Toulouse fait ainsi le dur apprentissage du plus haut niveau continental. Lucas et ses coéquipiers songent maintenant à Salford, ils doivent désormais une revanche à leurs fidèles supporters pas vraiment gâtés samedi soir à Ernest-Wallon.

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Didier NAVARRE
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