Top 14 - L'enseignement du week-end : à Toulon, revoilà les leaders !

  • Face à Bordeaux-Bègles, le demi de mêlée varois, Baptiste Serin, a pris les choses en main.
    Face à Bordeaux-Bègles, le demi de mêlée varois, Baptiste Serin, a pris les choses en main. Icon Sport
Publié le

Dans la tourmente après la défaite face à Castres, le RCT a pu compter sur ses meneurs pour battre l’UBB (21-18), leader du Top 14.

Sur la rade, aucun doute que les ouailles de Franck Azéma ont de la bonne lecture. Après la désillusion castraise, Aubin Hueber et Thierry Louvet, deux légendes des Rouge et Noir, ont piqué leurs successeurs en pointant « un manque de leaders » dans nos colonnes. « On a beaucoup lu et entendu des mots. Nous n’avons pas été insensibles à tout cela », a affirmé Raphaël Lakafia, meilleur plaqueur de la rencontre (19). Le message a été reçu. En « mode survie », le RCT a suivi le chemin balisé par Facundo Isa et Baptiste Serin, auteurs des deux essais.

Dans une forme olympique, le Puma, tout en puissance, a lancé idéalement ses équipiers (11e). Longtemps esseulés dans la prise de décisions, les deux internationaux ont été soutenus par les retours de Etzebeth et Parisse. Avec 242 sélections en plus dans le paquet d’avants, l’édifice s’est forcément renforcé : « J’ai vu des garçons prendre leurs responsabilités, a apprécié Franck Azéma. J’ai vu un grand Sergio Parisse. Il a amené son tempérament. Il a montré l’exemple au niveau de l’intensité. Eben a pris ses responsabilités. »

Cette double présence a su galvaniser les plus jeunes, à l’image de Rayan Rebbadj et Bruce Devaux, auteur d’un match consistant face aux références Cobilas et Tameifuna : « Franck me fait confiance, j’ai été bien entouré par les anciens, a apprécié le pilier formé au RCT. Ça aide pour tenir quand tu es cramé, notamment en mêlée (rires). » Et Azéma prend le rebond : « Les joueurs expérimentés sont capables de diffuser de la confiance et de la sérénité vers des jeunes qui parviennent à se surpasser. »

« Chacun fait un peu plus »

Las des espoirs de phase finale, tout le monde s’est relevé les manches pour maintenir le RCT au sein de l’élite. La remise en question a porté ses fruits : « C’est un moment extrêmement dur. Nous n’avons jamais imaginé être derniers, a avoué Isa. Chacun fait un peu plus pour l’équipe et le club. »

Quand le creux est arrivé, à la lisière de l’heure de jeu, les métronomes varois ont su faire preuve de sang-froid. D’abord pour repousser les assauts girondins, puis pour offrir un bol d’air au public de Mayol. L’éclair s’est abattu au moment où Serin est parti au ras d’un ruck pour finir dans l’en-but (71e) : « Dans notre ossature, nous possédons des garçons capables de tirer l’équipe quand c’est dur. Baptiste, comme d’autres, n’ont pas besoin de parler, ils agissent. »

À une semaine de recevoir Perpignan, deux longueurs devant les Rouge et Noir avec deux matchs de plus au compteur, Toulon a réalisé « un match fondateur » dixit Azéma. Comme quoi, les mots ont fait ressortir la fierté des orgueilleux. Le muguet en avait bien besoin pour faire fleurir des lendemains de victoire. « On doit être une équipe forte car le groupe est énorme », selon Isa, et quand elle est portée par ses leaders, elle n’a décidément pas une tête de dernière de la classe.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Mathias Merlo
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?