Tournoi des 6 Nations 2022 - Cameron Woki, c’est du solide !

  • Cameron Woki forme avec Paul Willemse un attelage de très haut niveau.
    Cameron Woki forme avec Paul Willemse un attelage de très haut niveau. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Le flanker de l’Union Bordeaux-Bègles Cameron Woki n’en finit plus de surprendre à un poste qui n’était a priori pas le sien, celui de deuxième ligne. Voici pourquoi…

Avouons-le, désormais. On s’est posé mille questions au sujet du repositionnement de Cameron Woki en deuxième ligne. On s’est à la fois dit qu’il était peut-être trop léger pour évoluer dans la cage, qu’il manquerait probablement de densité pour faire face aux gros paquets d’avants du Tournoi des 6 Nations, qui plus est sur les terrains lourds de l’hiver.

On avait même si peur que le flanker de l’Union Bordeaux-Bègles manque de repères à un poste qui n’est a priori pas le sien que l’on pensa longtemps que la mêlée des Bleus, privée du grand Bernie, pourrait à terme souffrir, sans véritable spécialiste dans la cage.

De toute évidence, on s’était lourdement trompé et on doit faire aujourd’hui amende honorable : déjà excellent en deuxième ligne en novembre contre la Nouvelle-Zélande, Cameron Woki n’a pas réduit la voilure contre l’Italie ou l’Irlande, pourtant considérée comme le pack le plus dense de la compétition.

Au sujet de Woki, le sélectionneur national Fabien Galthié expliquait même avant la rencontre : « Les observateurs considèrent Cameron comme un joueur léger, non combattant. Il est à 114-115 kg, il est dur physiquement et mesure quasiment à deux mètres (1,96 m, N.D.L.R.). Il a des qualités aériennes, des qualités de coureur mais c’est aussi un grand combattant. » Il l’a d’ailleurs prouvé en rivalisant, et d’avantage, face à des Diables Verts par nature redoutables sur toutes les collisions.

Pourquoi Le Roux a du retard

Passés les deux premiers rounds du Tournoi des 6 Nations, il semble désormais évident que le Racingman Bernard Le Roux, l’un des cadres des prémices du mandat Galthié, a aujourd’hui pris du retard dans la course au numéro 4 en équipe de France.

À ce titre, le sélectionneur national poursuit : « Bernard Le Roux compte énormément dans notre équipe : il est avec nous depuis le début de la préparation, c’est un joueur qui a un profil différent de celui de Cameron Woki. Bernard est un grand combattant et pendant un an il nous a aidés à progresser ; c’est toujours un déchirement de se séparer de certains joueurs qui ont pour nous fait partie des numéros 1. »

Selon toute logique, tant que Cameron Woki évolue à ce niveau de performance, le retour dans le 15 majeur de Bernard Le Roux n’est pas envisageable. Le flanker de l’UBB ayant prouvé face aux packs rugueux de l’hémisphère Nord qu’il avait les épaules pour s’épanouir à ce poste, il n’y a pas de raison valable à ce que le staff des Bleus modifie sa position originelle.

Après tout, Fabien Galthié et ses adjoints ne se sont-ils pas mis dans l’idée, avec le repositionnement de Cameron Woki dans la cage, de dénicher le Brodie Retallick français, ce deuxième ligne qui, en sus d’aimer le combat, créerait des différences balle en mains ?

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