Tournoi des 6 Nations 2022 - Des Irlandais battus à leur propre jeu

  • À Saint-Denis, les Irlandais ont dit adieu à leurs rêves de grand chelem.
    À Saint-Denis, les Irlandais ont dit adieu à leurs rêves de grand chelem. Icon Sport
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En s’inclinant au Stade de France malgré un engagement sans faille et un plan de jeu bien huilé, les Irlandais ont dit adieu à leurs rêves de grand chelem, mais visent toujours la victoire.

Plus une série dure, plus elle s’approche de sa fin. Au moment de poser le pied sur le sol français, les Irlandais étaient sur une impressionnante série de neuf victoires consécutives. Ils débarquaient au Stade de France avec une confiance immense, et la volonté de « réduire le Stade de France au silence », selon les dires de leur deuxième ligne James Ryan, qui honorait son premier capitanat dans le Tournoi des 6 Nations. Leur série s’est donc arrêtée à Saint-Denis.

Sûrs de leur force mais surpris d’entrée par un essai d’Antoine Dupont initié par une touche rapidement jouée après seulement soixante-sept secondes de jeu, les hommes d’Andy Farrell ont pourtant rendu tous les coups aux Bleus, à l’image de l’essai de leur ailier Mack Hansen marqué seulement cinq minutes après la réalisation du capitaine tricolore.

Fières incarnations de leur « fighting spirit », les joueurs du XV du Trèfle ont même refait leur retard après avoir accusé un retard de quinze points au tableau d’affichage (22-7). Leur sélectionneur Andy Farrell a apprécié le comportement de ses hommes (lire ci-dessous), mais le constat est là : les Bleus ont frappé plus fort, plus longtemps, plus souvent.

« La dimension physique était d’un autre monde »

C’est ce que déclarait, en substance, le demi de mêlée Jamison Gibson-Park : « Ce fut, sans aucun doute, le match le plus intense de ma carrière et nous aurons beaucoup de leçons à en retirer. La France est une équipe sérieuse, qui nous a surpassés. L’intensité était incroyable. Pas spécialement sur la longueur des séquences, mais la dimension physique était celle d’un autre monde. »

Même écho du côté du capitaine et deuxième ligne James Ryan : « Ce fut vraiment dur et l’équipe de France possède un pack vraiment dense. Nous nous y attendions en arrivant ici, mais nous avons aussi montré que nous étions capables de jouer avec une telle intensité. »

Le géant des Verts a raison, car ils ont bien failli renverser la rencontre avec deux essais de Josh Van der Flier et Jamison Gibson-Park marqués quelques minutes après le retour des vestiaires. Une pause pendant laquelle les Irlandais ont sonné la révolte : « À la pause, nous avons parlé de faire de notre mieux pour revenir dans le match, pour repartir à la chasse », expliquait le demi de mêlée du Leinster. « Nous avons montré un sacré caractère pour remettre nos griffes sur la rencontre », essayait de positiver son coéquipier en club.

Mais les Français l’ont quand même emporté. Notamment en raison d’une indiscipline légèrement trop importante (dix pénalités concédées), qui a fait pencher la balance en faveur des hommes de Fabien Galthié : « Quand on laisse une équipe comme ça exister dans la rencontre grâce à des petites erreurs, des fautes de main et de l’indiscipline, tout devient plus dur », concédait Ryan.

Gibson-Park : « Les équipes sérieuses gagnent à l’extérieur »

À voir le regard noir et le visage fermé du capitaine irlandais en conférence de presse, on mesurait l’immense déception de ce groupe : « Les équipes sérieuses gagnent les grandes rencontres à l’extérieur et nous ne l’avons pas fait. Tant pis, mais le Tournoi n’est pas fini. Nous aurons une autre occasion de le faire plus tard dans la compétition », promettait Gibson-Park.

Le Leinsterman faisait allusion au déplacement des Irlandais à Twickenham, le 12 mars prochain, pour ce qui sera un autre choc de ce 6 Nations. Avant cela, ils recevront les Italiens et termineront leur parcours face à l’Écosse à Dublin. Ne les enterrons pas trop vite, donc…

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