Vaotoa : «Sapiac, c’est une famille»

  • Dimitri Vaotoa (troisième ligne de l'USM) : «Sapiac, c’est une famille»
    Dimitri Vaotoa (troisième ligne de l'USM) : «Sapiac, c’est une famille» Midi Olympique - Patrick Derewiany - Midi Olympique - Patrick Derewiany
Publié le

Dimitri Vaotoa a reçu l'Oscar Midi Olympique. L'occasion pour le troisième ligne de l'USM de se livrer sur son parcours.

Comment avez-vous réagi à cette remise de trophée ?

Je suis fier parce que ce maillot je le porte depuis plus de dix ans, mais ce n’était pas évident devant tant de monde…

On vous a vu très timide, aux antipodes du joueur que vous êtes sur le terrain…

Je n’aime pas trop qu’on parle de moi, et devant tout le monde c’était un peu délicat. Je suis comme ça, si on parle de l’équipe ça va, mais je préfère rester dans mon truc. Il y a des joueurs qui savent comment faire, comment parler, mais moi je ne connais pas tout ça. Sur le terrain, c’est différent.

Des anciens coéquipiers vous ont offert le maillot symbolique de Montauban, que représentent-ils pour vous ?

Pour moi Sapiac, c’est une famille. À partir du moment où on a le même maillot vert et noir sur le terrain pendant 80 minutes, on est des frères. C’est comme ça que les liens se créent. Ceux qui m’ont offert ce maillot à la cérémonie, on a fait tellement de choses ensemble, on a bataillé. Nous sommes unis par ce maillot.

Cet Oscar, il est forcément aussi la récompense d’une fidélité hors pair. Plus de 10 ans et 200 matchs avec Montauban, ça fait quoi ?

C’est une fierté. Quand je suis arrivé j’avais 22 ans. Je ne pensais pas rester aussi longtemps mais à chaque fois, quand j’étais en fin de contrat, je suis resté. Quand j’avais des propositions ailleurs, ma femme était enceinte aussi donc pour mon fils, c’était mieux de rester.

Vous avez tout connu ici…

J’ai vécu la montée quand on était en Fédérale 1, la demi et la finale en Pro D2 mais aussi le maintien pendant deux ou trois ans. J’ai vécu les phases finales du haut et celles du bas.

Quel est votre meilleur souvenir ?

Sans hésiter la demi-finale de Fédérale 1 contre Lille à Sapiac. C’était particulier. Toute la ville attendait ça, avec la descente du club de Top 14 à Fédérale 1, on savait que pour les supporters, c’était vraiment important. On sentait la pression qu’on avait sur nous, tout le monde voulait que Montauban remonte en pro. Cette demi-finale … Il y avait même des gens sur la piste cyclable assis parce qu’il n’y avait plus de place en tribune ni nulle part ailleurs.

Cette saison, c’est celle de la fameuse quête aux émotions avec les phases finales à aller chercher ?

Oui, après trois saisons de galère, où c’était dur pour nous et les supporters, maintenant on y est et on a envie d’y rester dans ce top 6. Les phases finales, ceux qui les ont vécus savent que c’est vraiment différent et qu’il y a beaucoup d’émotions. Si tu perds un match tu es éliminé, c’est un truc à vivre. Faire ces phases finales après ces trois saisons galères, ce serait le top.

Digest

Né le 17 mai 1989 à Nouméa

Poste : Troisième ligne.

Mensurations : 1,91 m, 116 kg.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Yanis GUILLOU
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?