Villière, l'intenable

  • Même s'il n'a pas marqué d'essai, le trois-quart aile du XV de France a été, à notre sens, l'arrière le plus en vue. Notamment grâce à une activité débordante et sa soif de vaincre, précieuse dans une rencontre d'une telle intensité.
    Même s'il n'a pas marqué d'essai, le trois-quart aile du XV de France a été, à notre sens, l'arrière le plus en vue. Notamment grâce à une activité débordante et sa soif de vaincre, précieuse dans une rencontre d'une telle intensité. Icon Sport - Icon Sport
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Même s'il n'a pas marqué d'essai, le trois-quart aile du XV de France a été, à notre sens, l'arrière le plus en vue. Notamment grâce à une activité débordante et sa soif de vaincre, précieuse dans une rencontre d'une telle intensité.

On dit souvent que les ailiers sont un peu les avant-centres du football, et que leur rendement s'évalue au nombre de buts (ou d'essais, donc) qu'ils marquent. A notre sens, c'est absolument faux. Car selon nous, l'ailier toulonnais a réalisé une bien meilleure partie face à l'Irlande qu'une semaine plus tôt, contre l'Italie où il avait pourtant signé un triplé. Ce samedi soir, son compteur de points marqués en équipe de France n'a pas bougé d'un iota. Et pourtant, on est capable de jurer que sa côte est grimpée en flèche dans le cœurs des supporters bleus et de son staff. Pourquoi ? Parce que Gabin Villière a été littéralement intenable. Tant en attaque, qu'en défense. Et qu'il a réalisé chacune de ses interventions avec toute la rage et la fougue qu'on lui connait.

Et Keenan traversa le périph'...

Un premier contest en début de rencontre qui a permis à Jaminet d’inscrire trois points (6e). Un second en deuxième mi-temps (62e). Sur les sept ballons qu'il a eu, il a gagné 33 mètres (ce qui n'est pas un score, on en convient), et a cassé deux plaquages. Mais surtout, il a défendu comme un chien. Il a même parfois impressionné, faisant notamment reculer sérieusement Bundee Aki (24e) ou balançant en touche l’arrière Hugo Keenan, jusqu'à l'envoyer par dessus le périphérique (25e).

A l'issue du match, on interrogea le sélectionneur Fabien Galthié au sujet de son ailier. Et voici ce qu'il répondit : «Vous savez, on aime passer du temps à remettre les maillots et à célébrer les capes, entre nous. Hier soir, Gabin ne nous a dit qu'une chose. Il a dit : 'Je serai là. La guerre, je vais l'animer.' Il a tenu parole. C'est un garçon qui fait des promesses et qui les tient. » Pour notre plus grand bonheur.

 

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