TOP 14 - Pau et les illusions d’optique

  • Les Palois de Sébastien Piqueronies vont affronter le Stade toulousain qui enchaîne les défaites. Une occasion pour les Béarnais de se donner un peu d’air. Photo Icon Sport
    Les Palois de Sébastien Piqueronies vont affronter le Stade toulousain qui enchaîne les défaites. Une occasion pour les Béarnais de se donner un peu d’air. Photo Icon Sport
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Les Palois traversent une curieuse période avec des résultats cruels et des événements qui ne reflètent pas forcément les rapports de force.

C’est l’éternelle question. Est-ce le bon moment pour se retrouver face à Toulouse ? On serait tenté de dire oui. Le Stade toulousain est privé de tous ses internationaux. C’est devenu un classique de notre Top 14 : la position de l’adversaire de Toulouse en période de Tournoi. C’est un rendez-vous bien spécifique qu’un entraîneur doit savoir appréhender. Pau se retrouve face dans cette configuration pour redresser la barre après une série de quatre défaites en cinq matchs, mais l’une d’entre elles concernait le Challenge européen (à Brive).

En parlant avec Sébastien Piqueronnies, on s’est rendu compte que les défaites n’ont pas la même dimension, ni la même amertume selon le rang supposé d’un club. Ugo Mola ressent le poids de l’anomalie en ce moment. Sébastien Piqueronies ne dit pas que tout va bien mais il n’exprime pas de stress. Pourtant, comptablement, la situation des Béarnais est censée être plus préoccupante : peu de marge face à Brive et Perpignan : "Nous allons prendre ce match avec humilité, bien sûr. Nous sortons de deux défaites consécutives mais nous avons la conviction que notre projet avance et que notre projet évolue, mais on ne se paye pas de points."

Ceux qui ont vu les productions des Palois à Montpellier, puis à Nanterre face au Racing comprendront aisément de quoi il retourne. Pau a manié le paradoxe à outrance. Dans l’Hérault, les Béarnais ont encaissé un quatre essais à zéro, en ayant dominé et brillé pendant une grande partie du match (29-12) ; à la Défense Arena, la Section a réussi le tour de force de perdre en marquant cinq essais et sans prendre le bonus défensif (35-29). C’est à notre connaissance une première historique. "Offensivement, nous parvenons à déplacer le ballon, à générer des franchissements. On arrive à nous rapprocher des lignes adverses. À Montpellier, nous avons manqué de réalisme. Face au Racing au contraire, nous avons été ultra-réalistes et pourtant les deux prestations étaient presque les mêmes."

Un manque de densité

On garde aussi le souvenir de moments difficiles à Montpellier dans des phases de force pure, les ballons portés notamment. Le club manquerait-il de densité dans ces phases cruciales, celles qui permettent aux équipes en panne d’inspiration de se rassurer ? "Non je crois que c’est un cliché. Dans le secteur des ballons portés, nous nous en sommes très bien sortis face au Racing. Mais je le reconnais, nous avons été en difficulté en touche, mais le Racing a la meilleure équipe d’Europe dans ce domaine. Douze autres équipes vont souffrir contre lui. On a aussi vu une mêlée en souffrance face aux Ciel et Blanc." Sébastien Piqueronnies valide l’impression visuelle mais il n’est pas d’accord sur sa signification : "J’étais en colère car nous avons été pénalisés injustement samedi dernier. Pour moi notre mêlée est au contraire conquérante et dominatrice, ces coups de sifflet ne reflètent pas le rapport de force. À nous d’être plus éveillés et meilleurs sur nos attitudes. Mais j’ai l’impression que certains arbitres ont décidé de nous sanctionner, c’est arrivé deux fois de suite." Décidément, Pau est une équipe qui génère des illusions d’optique. Contre Toulouse, le staff espère que tout sera limpide et clair comme de l’eau de roche…

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