Pour Narbonne, c’est maintenant ou jamais

  • Les Audois de Pierre-Hugo Ducom n’ont plus de marge de manœuvre. Photo S. B. Les Audois de Pierre-Hugo Ducom n’ont plus de marge de manœuvre. Photo S. B.
    Les Audois de Pierre-Hugo Ducom n’ont plus de marge de manœuvre. Photo S. B.
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Derniers, les Audois doivent, plus que jamais, se battre pour leur maintien. Après une première victoire dans son antre, le RCN n’a plus d’autre choix que de de s’imposer face à Rouen.

Il paraît que l’épée de Damoclès n’était retenue que par un crin de cheval. La moindre erreur aurait alors coûté cher à celui qui avait la tête en dessous de cet infime lien. À l’image de cette allégorie, Narbonne n’a plus le droit à l’erreur, chaque match planant comme un danger constant au-dessus du club. Alors, le bloc qui vient de s’entamer semble de bon augure pour les Orange et Noir. C’est un bloc synonyme d’espoir, car si les Narbonnais ne se battent pas avec les mêmes armes que celles des Bayonnais (défaite 41-16 la semaine dernière), face à Rouen, Carcassonne ou encore Bourg-en-Bresse, cela peut-être différent. "Si l’on doit mourir, il faut mourir les armes à la main. Il faut aborder chaque match avec beaucoup de convictions et de détermination. Actuellement, nous sommes comme des équilibristes sans filet. On va attaquer un bloc avec des équipes plutôt du bas de tableau et un derby. Il y a un donc un condensé de choses qui vont nous permettre d’y croire pour attaquer cette dernière ligne droite", explique Gilles Belzons, président du Racing club narbonnais. Alors, bien que sur le papier le calendrier semble favorable aux Narbonnais, c’est sur le terrain que se disent les vérités. Si la victoire face à Provence Rugby était une première étape importante sur la route sinueuse du maintien, face à Rouen il faudra se relancer.

Deuxième étape cruciale

Lanterne rouge du Pro D2 à dix journées de la fin avec plus de dix points de retard sur le quatorzième (Bourg-en-Bresse), les Audois n’ont plus d’autre choix que de prendre les matchs les uns après les autres pour espérer empoigner un maximum de points à chaque sortie. Avec une première victoire à domicile face à Provence Rugby plus de cinq mois après le début du championnat, les Narbonnais se sont offert une chance de se sauver. Mais si le RCN ne souhaite pas voir cette chance se transformer en un simple sursis, il faudra forcément réitérer les efforts dans son antre face à Rouen. "Vendredi soir, la victoire est impérative et cela saurait se cacher derrière son petit doigt que dire que l’on va jouer Rouen comme un autre match. Il faut à tout prix gagner, c’est une évidence. Si nous sommes arrivés à perdre autant de matchs à la 80e minute, je pense que cette équipe est capable de gagner des matchs à la 80e minute. Il faut croire en notre destin. Il faut être responsable et cela serait inconscient de penser que la victoire face à Rouen n’est pas capitale", assure le président avant de préciser qu’il ne faudra pas que "l’enjeu tue le jeu". Le décor est planté, les objectifs sont clairs et ce match résonne encore comme un match de la survie pour Narbonne.

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Manon MOREAU
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