TOP 14 - Racing 92 : les vérités de Maxime Machenaud

  • à 33 ans, Maxime Machenaud est encore au top de sa forme. Le fruit d’une hygiène de vie parfaite. Photo Icon Sport
    à 33 ans, Maxime Machenaud est encore au top de sa forme. Le fruit d’une hygiène de vie parfaite. Photo Icon Sport
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Avant un déplacement à Bordeaux qui s'annonce sanglant, le vice-capitaine du Racing Maxime Machenaud monte au front.

Plus qu’un déplacement, une revanche

Au match aller, les Racingmen avaient littéralement explosé à Paris-La Défense-Arena (14-37) contre l’Union Bordeaux-Bègles. Cette large défaite, qui avait marqué le début d’une série noire pour les Franciliens, avait été aussi le théâtre du duel entre le facétieux Teddy Thomas et Santiago Cordero, l’ailier argentin de l’UBB.

Titulaire ce jour-là, Maxime Machenaud (33 ans) se rappelle : "J’ai souvenir d’une défaite qui nous avait effectivement mis dans le dur. On avait craqué, ce jour-là. Le geste de Teddy ? Ce n’était pas un manque de respect mais je conçois que ça puisse énerver. J’aurais été à la place de Santiago Cordero, j’aurais d’ailleurs été très agacé, je crois… Les Bordelais s’étaient d’ailleurs servis de ce geste pour se remonter à la mi-temps. A posteriori, c’était néanmoins une grande histoire pour pas grand-chose."

Les Galactiques sont morts

Si le Racing s’est récemment repositionné dans le haut du tableau en championnat, c’est avant tout parce qu’il a retrouvé des bases solides qu’il avait probablement délaissées depuis le début de saison. Machenaud poursuit ainsi : "Nous nous sommes recentrés sur ce qui étaient les points forts du Racing : la conquête, l’occupation et la défense. On a retrouvé aujourd’hui une mêlée solide, notre alignement vole beaucoup de munitions aux adversaires et on alterne davantage, dans le jeu au pied. Ce sont des choses simples du rugby mais ce sont des choses qui ne mentent pas."

Dans les Hauts-de-Seine, les Galactiques (les trois-quarts franciliens avaient été ainsi surnommés à l’arrivée au club de Gaël Fickou) ont donc laissé la place à une équipe réaliste, conquérante et efficace. Il enchaîne : "Au Racing, nous sommes tous des internationaux ou des anciens internationaux. Ce standing, il faut l’assumer. Malgré tout, ce terme de "galactiques" me déplaît parce qu’il faut savoir faire preuve d’humilité, au rugby. Et pour l’instant, on n’a rien gagné. Quand les gars du Real Madrid ont été surnommés "galactiques" après avoir remporté plusieurs titres en Champions League ou en Liga, ils le méritaient. Nous ? Pas encore, que je sache."

Un corps fait pour durer

Ce qui étonne le plus, chez le trentenaire Machenaud, c’est le corps en acier trempé qu’il a su conserver au fil de sa carrière, à tel point que le staff francilien considère que son demi de mêlée n’a jamais été aussi affûté qu’actuellement. "Il y a déjà cinq ans que je suis les conseils d’une nutritionniste : je ne bois pas d’alcool ou très rarement, je ne mange pas de sucre… J’essaie aussi de me coucher aux alentours de 22 heures afin d’avoir huit ou neuf heures de sommeil ; le matin, je prends enfin une douche froide pour aider à la récupération. Mon corps est mon outil de travail et j’en prends soin au maximum. J’ai 33 ans mais mes meilleurs tests physiques, je les ai faits cette année. Et si je suis l’un des deux seuls joueurs du Racing à n’avoir pas chopé le Covid, c’est peut-être aussi parce que je fais attention à mon hygiène de vie." Il marque une pause, reprend : "J’ai signé trois ans à Bayonne et je me refuse à arriver là-bas hors de forme."

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