TOP 14 - Une troisième ligne tout-terrain pour Castres

  • Teakiri Ben-Nicholas, dans un registre aérien, est l’une des bonnes pioches du recrutement des Tarnais. Photo Icon Sport
    Teakiri Ben-Nicholas, dans un registre aérien, est l’une des bonnes pioches du recrutement des Tarnais. Photo Icon Sport
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Malgré des départs importants lors de la précédente intersaison, la troisième ligne castraise n’a jamais été aussi riche.

Samedi, au moment d’entrer sur la pelouse de Pierre-Fabre pour défier Lyon et tenter d’enchaîner un dix-septième match sans défaite à domicile, le CO devrait se présenter avec une troisième ligne très performante, composée de Baptiste Delaporte, Teakiri Ben Nicholas et Mateaki Kafatolu. Soit, dans cet ordre, le mélange parfait entre un ancien, une recrue et une "pièce rapportée", arrivée sur les bords de l’Agout par la force des choses en cours de saison.

La problématique de la troisième ligne était l’une des plus grosses interrogations entourant l’effectif lors de la précédente intersaison du Castres olympique : les Bleu et Blanc allaient-ils parvenir à compenser les départs conjoints d’Anthony Jelonch (vers Toulouse) et de Ma’ama Vaipulu ? Deux hommes qui étaient devenus des éléments de base du XV type de Pierre-Henry Broncan depuis sa prise de fonction au tournant des années 2020 et 2021. Le recrutement du Néo-Zélandais Teakiri Ben-Nicholas ou de l’Australien Nick Champion de Crespigny, qui n’avaient jamais évolué au plus haut niveau en Europe, étaient à ranger dans la catégorie des "paris" pour venir épauler les Tyler Ardron, Baptiste Delaporte, Kévin Kornath, Mathieu Babillot ou Stéphane Onambélé.

Babillot, retour imminent

Pour couronner le tout, la malchance est venue frapper l’équipe tarnaise assez précocement dans la saison puisque, très vite, les Tarnais avaient perdu deux troisième ligne confirmés : dès le mois d’août, Stéphane Onambélé se donnait une rupture du tendon rotulien à l’entraînement. Quelques semaines plus tard, c’est le capitaine et fer de lance de la troisième ligne Mathieu Babillot qui subissait à son tour une lourde blessure tendineuse (désinsertion du tendon d’un muscle ischio-jambier nécessitant une opération). Pour pallier les absences et varier leur palette, les Tarnais faisaient le choix de déplacer Josaia Raisuqe, habituel ailier, au poste de troisième ligne, afin d’utiliser son dynamisme, son gabarit et ses qualités de main ; et de recruter en décembre un joker médical en la personne de Mateaki Kafatolu, qui n’a pas tardé à s’adapter au Tarn et au Top 14, au point d’enchaîner samedi son deuxième match de Top 14 en tant que titulaire. Le temps ayant fait son œuvre, Mathieu Babillot a repris l’entraînement et est de retour à 100 %. Son staff espère pouvoir compter sur lui dans les prochains jours, même s’il devrait encore être ménagé pour la réception de Lyon.

On l’aura compris, les Tarnais ont pléthore de choix et disposent désormais d’une troisième tout-terrain, qui doit leur permettre de parer à toutes éventualités, qu’elles soient stratégiques pour s’adapter à l’adversaire et aux conditions ou tout simplement pour compenser une blessure. Cela sera précieux dans la dernière ligne du championnat.

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