Grand stade : un "soulagement" pour la Fédération

  • La Fédération française de rugby devra verser 150 000 € à la société Ibelys au titre des réparations et des préjudices pour l’arrêt du projet grand stade. Ainsi a statué le tribunal d’Evry, vendredi. Cette décision a été accueillie positivement du côté de Marcoussis.
    La Fédération française de rugby devra verser 150 000 € à la société Ibelys au titre des réparations et des préjudices pour l’arrêt du projet grand stade. Ainsi a statué le tribunal d’Evry, vendredi. Cette décision a été accueillie positivement du côté de Marcoussis. DR - DR
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La Fédération française de rugby devra verser 150 000 € à la société Ibelys au titre des réparations et des préjudices pour l’arrêt du projet grand stade. Ainsi a statué le tribunal d’Evry, vendredi. Cette décision a été accueillie positivement du côté de Marcoussis.

Vendredi dernier, le feuilleton du grand stade de la FFR a probablement connu son dénouement – à moins d’un appel, hypothèse toujours envisageable : la Fédération française de rugby a été condamnée par le tribunal d’Evry à payer 150 000 € à Ibelys, le consortium de sociétés qui devait gérer la réalisation des travaux de l’enceinte. "Cette décision est accueillie avec soulagement, commente Alexandre Martinez, le trésorier général de la FFR. Elle conforte nos analyses. Le grand stade avait été arrêté au cours de la phase 1, avant le dépôt du permis de construire. On avait provisionné 450 000 €, c’est assez proche de la décision de justice qui a été rendue."

La présidence actuelle de l’instance attendait ce dénouement depuis cinq ans avec impatience et fébrilité : "C’était un des thèmes forts de la campagne de Bernard Laporte mais on se posait cette question : quel serait le dénouement financier de l’affaire ? Il y avait deux procès. Le premier nous opposait à la communauté d’agglomération Paris Grand Sud et l’autre à la société Ibelys. Dans le premier cas, on nous réclamait 56 millions d’euros et l’on nous a demandé de verser 3,36 millions d’euros ; dans le deuxième procès, on nous demandait de verser 150 000 € alors que Ibelys en attendait 16 millions. Pour résumer, on nous réclamait 73 millions d’euros et nous allons devoir débourser 3,5 millions au total. Ce qui représente 5 %." On appelle cela un moindre mal.

"L’avenir aurait été très sombre"

La tournure des événements donne raison à Bernard Laporte, qui avait tenu à revenir sur ce projet de l’ancienne équipe dirigeante. Alexandre Martinez, chiffres à l’appui, prolonge : "Cela nous conforte dans notre décision qui est, à mon sens, une des meilleures que l’on ait prises. On a desserré l’étau financier que subissaient la FFR et surtout ses clubs. J’étais président de l’un d’eux et il y avait des contraintes financières très fortes. L’abandon de ce projet a permis de mettre en place le programme de réorientation des sources, à hauteur de 50 millions d’euros. Si l’on y ajoute le plan de relance, cela monte à plus de 80 millions d’euros. Ne pas avoir le poids du grand stade nous a permis de faire tout ça, c’était très important. à l’arrivée, les premiers bénéficiaires en sont les licenciés."

L’instance peut avancer l’esprit plus léger : "On peut envisager l’avenir un peu plus sereinement. Je n’ose surtout pas imaginer ce qui se serait passé si le grand stade avait dû être inauguré en période de Covid. L’avenir de la FFR aurait été très sombre."

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