Pro D2 - Face à Bayonne, des convulsions salvatrices pour Béziers

  • Les Biterrois ont fait vacillé les Bayonnais.
    Les Biterrois ont fait vacillé les Bayonnais. Icon Sport
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Menés 14-0 en début de rencontre, les hommes de Pierre Caillet se sont sublimés par la suite pour renverser Bayonne.
 

Les Héraultais apprécient les défis, notamment ceux qui vous contraignent au pied du mur et particulièrement dans une conjoncture où le moindre faux pas pouvait être fâcheux à plus d’un titre. Alors si vous y rajoutez une entame délirante des Bayonnais, auteurs de deux essais dans le premier quart d’heure, bien des formations se seraient écroulées, cédant à la panique.

Pas ce Béziers-là en tout cas, fringant pendant plus d’une heure par la suite comme l’indiquait le centre Maxime Espeut : « On a compris que nous étions capables de rivaliser face à une grosse écurie. En parvenant à maintenir un certain rythme, on se met en situation favorable. »

Avec des ressources mentales déjà entrevues durant la saison, mais trop épisodiques pour déclencher une forme de continuité, il rajoute : « Collectivement, on a proposé énormément de solidarité. Sur tout le terrain, à tous les postes. Notre caractère s’est vraiment révélé face à un adversaire qui pouvait se remettre à tout instant. » D’autant que l’ASBH a proposé de longues séquences offensives, où la fluidité dans la circulation et un nombre éloquents de collisions remportées, auront mis sous l’éteignoir des Basques sans solutions.

De l’harmonie dans les lignes

Face à des Biterrois pour lesquels la notion de combat n’était pas vaine dans ce duel, les Bayonnais ont vacillé graduellement face à l’appétit grandissant des locaux. Un sentiment partagé par Jérôme Filitoga, l’entraîneur des avants : « Le scénario n’était pas évident. Je retiens l’enthousiasme affiché des garçons, qui ont su gérer plusieurs formes de jeu. Face à un adversaire qui excelle dans le jeu axial, il ne fallait pas se trouer dans les attitudes. J’ai la faiblesse de croire que notre principal adversaire, c’est nous-mêmes et quand on fait les choses dans le bon ordre, il arrive ce type de prestation. »

Un succès qui soulage comptablement et qui permet de s’évader quelque peu. Avant un calendrier incluant encore trois réceptions sur les quatre prochaines rencontres, Béziers détient entre ses mains une opportunité certaine, le technicien rajoute : « On sait d’où l’on vient. On regarde encore vers le bas car absolument rien n’est fait et qu’on se focalise franchement sur les semaines, les unes après les autres. Faisons en sorte d’être déjà prêt pour Grenoble pour le prochain match. »

Du pragmatisme à tous les étages pour l’ASBH qui aura validé cette première étape. Tout le contraire d’un Aviron certes diminué, mais qui n’aura pas répondu aux attentes de Yannick Bru : « Béziers nous a roulés dessus, ça arrive quand tu manques d’humilité. » De quoi attendre la réplique aussi prochainement à Bayonne.

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Par Rémy RUGIERO
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