Pro D2 - Grenoble s’offre un précieux bol d’air au Stade des Alpes

  • Auteurs d’une première mi-temps convaincante, les Isérois ont su faire face à leurs démons en seconde période.
    Auteurs d’une première mi-temps convaincante, les Isérois ont su faire face à leurs démons en seconde période. Icon Sport
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Auteurs d’une première mi-temps convaincante, les Isérois ont su faire face à leurs démons en seconde période pour décrocher leur premier succès à domicile de l’année 2022. Et un sacré soulagement...

Et l’on entendit enfin chanter le Stade des Alpes. On jouait la 76e minute et, pour la première fois de la saison peut-être, on entendit les 7 000 spectateurs du Stade des Alpes pousser à l’unisson de leurs joueurs, comme si tout un club avait enfin compris que la lutte pour le maintien demeurait le seul enjeu de cette fin de saison, et peu importe la note artistique.

Voilà pourquoi ce succès qui aurait peut-être été conspué ou critiqué sur le fond en début de saison ne fut accueilli avec rien d’autre qu’un immense soulagement, après une deuxième mi-temps souffreteuse qui vit les Cantaliens faire passer un frisson sur les épaules iséroises « On aurait pu faire le hold-up à la fin, car on savait que les Grenoblois évoluaient la peur au ventre, mais le point de bonus défensif est plutôt mérité au vu de la première mi-temps que nous avons passée sur les talons, analysait sportivement le manager aurillacois Romeo Gontineac. On a clairement manqué d’agressivité lors de ce premier acte, mais cela doit surtout à la qualité de notre adversaire. »

Dupont : « Encore rien de fait »

On ne saurait mieux résumer. Bien guidés par un Romain Barthélémy inspiré, des frères Bautista déchaînés et un Karim Qadiri de tous les bons coups, les Grenoblois ont en effet réalisé une première période quasi parfaite. D’autant plus méritant qu’entre les débuts du jeune Aptsiauri en première ligne après le forfait de Kaikatsishvili (dos bloqué), l’absence au matin du match d’Eric Escande puis le KO de Vigne à l’échauffement après un choc à la tête avec Bautista Ezcurra, les Isérois ne semblaient pas aborder dans la sérénité cette rencontre au contexte déjà fortement angoissant…

« Tous ces aléas, ce n’était pas simple à digérer mais cela fait aussi partie du rugby, soufflait le deuxième ligne Thomas Lainault. On joue l’avenir d’un club, on a beaucoup de pression, donc tout n’a pas été parfait. Mais si on continue à s’engager de la sorte et emmener notre public derrière nous, il n’y a pas de raison qu’on n’atteigne pas notre objectif. »

«On peut souffler, mais il n’y a encore rien de fait, temporisait l’expérimenté ailier Lucas Dupont. Mais dans cette optique, on est heureux de voir que tous les clubs de la région et nos supporters ont fait corps avec nous. Ça fait du bien de se sentir soutenu, et ça a joué quand il s’agissait de tenir la fin de match. » 

« On a tremblé car le spectre de nos précédentes défaites au Stade des Alpes plane toujours dans les esprits, glissait en conclusion l’entraîneur des trois-quarts Nicolas Nadau. On souffre d’une grosse irrégularité à l’image de nos joueurs cadre, mais on a au moins eu le mérite de ne pas reproduire certaines erreurs. » Le signe d’une progression qu’il s’agira de matérialiser au révélateur biterrois la semaine prochaine…

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