Top 14 - Toulouse, du trou noir au bol d’air

  • Dans l’impasse, le club a cassé la routine avec un stage de trois jours pour favoriser un rebond collectif.
    Dans l’impasse, le club a cassé la routine avec un stage de trois jours pour favoriser un rebond collectif. Icon Sport - Icon Sport
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Dans l’impasse, le club a cassé la routine avec un stage de trois jours pour favoriser un rebond collectif.

Samedi soir, les Toulousains sont restés dans leur hôtel palois. S’ils n’ont pas regagné la ville rose, c’est qu’ils sont partis en stage, le lendemain, à Soustons pour trois jours. Avant même ce sixième revers de rang en Top 14, le staff avait souhaité sortir du pesant contexte actuel pour préparer la réception du leader bordelais dimanche. « Quand on est dans des cercles négatifs, il faut casser la routine et les habitudes, assure Alban Placines. C’est peu commun à ce moment de la saison mais les stages resserrent souvent le groupe et j’espère que ce sera le cas, pour sortir de la pression extérieure. On en a besoin car on a du mal à se retrouver collectivement dans notre rugby. C’est indispensable pour rebasculer sur des victoires. » En trois mois, le champion a chuté de la première à la sixième place. Frappé par tous les coups du sort possibles, il a perdu son rythme, sa confiance, son jeu. « On nous a un peu caressés dans le sens du poil en début de saison et on s’est un peu endormis, note Jean Bouilhou. C’est comme une course de vélo : tu passes deuxième et l’écart se creuse. Pour rattraper le premier, il ne faut pas courir à la même vitesse mais pédaler plus vite. On doit le comprendre. On est désormais à distance et, si on continue comme ça, on ne rattrapera pas le retard. […] Le programme, c’est de passer du temps ensemble et panser les plaies, pas que sur le rugby. »

« Le sentiment de révolte »

Avant le retour des Bleus fin mars, Toulouse doit dénicher les leviers pour se relever. « Il faut que l’inquiétude nous serve à progresser, travailler et trouver des solutions, reprend Bouilhou. Ce n’est pas en s’éparpillant chacun chez soi ou en se regardant les pieds qu’on retrouvera l’énergie mais c’est par le dialogue. […] J’ai été joueur et c’est trop facile d’être en colère contre eux. Je suis déjà en colère contre moi car il y a des choses qu’on n’a pas réussi à transmettre. Les joueurs ont aussi leur part de responsabilité mais le sentiment de révolte, tout le club doit aller le chercher. » D’abord du côté de Soustons avant la réception capitale d’une UBB en pleine euphorie. Placines catégorique : « C’est un gros adversaire mais il faut se concentrer sur nous, qu’importe l’équipe en face. On n’a pas encore trouvé la bonne voie mais ça ne va pas tarder. Chez nous, il n’y a pas de tricheurs, de mecs qui font les choses à moitié. »

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