Amateurs - En Régionale 3, l’ARC Baillargeois est toujours en vie

  • Le capitaine Mike Tagatamanogi conduit un collectif baillargeois qui monte en puissance.
    Le capitaine Mike Tagatamanogi conduit un collectif baillargeois qui monte en puissance. Photo DR
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Après avoir touché le fond, l'ARCBV se reconstruit et est en train de remonter la pente. L'horizon s'éclaire.

Posons-nous la question : quel club aurait survécu au calvaire de trois saisons entre 2013 et 2016 sans la moindre victoire ? Il y a cinq ans, la chute de l’ARC Baillargeois a été profonde mais si son cœur palpitait faiblement, il battait toujours. Et quand il y a deux ans Roger Cazeilles et Philippe Charlot se sont installés à la présidence, ils ont fait table rase d’un passé trop fortement imprégné du goût de l’échec. Nouveau bureau, nouveaux joueurs et nouvelle politique résumée en un credo : « Permettre aux jeunes, filles et garçons, de jouer pour ne pas les perdre. »

En s’investissant et en œuvrant pour que les enfants, des plus petits aux plus grands, se sentent bien, les acteurs du club ont été récompensés par une progression des effectifs. La très polyvalente Lori Pheliponneau, salariée Campus 2023, fille d’un éducateur du club, joueuse du Stade poitevin, éducatrice chez les « Baby » (elle a également créé une boutique club), a largement contribué à cette amélioration du contexte.

Gagner un titre

Plus globalement, Roger Cazeilles coprésident et responsable du secteur sportif séniors mesure le chemin parcouru depuis deux ans : « Nous avions peu de joueurs et nous avons bâti un double projet sportif et humain. Notre ambition doit être modérée, nous visons à monter en Régionale 2 et nous sommes en pôle pour jouer la finale territoriale. Une famille s’est constituée dont nous voyons l’évolution à chaque rencontre. » Ce choix, l’entraîneur général Patrick Maintre et ses adjoints Gilles Dard et Bernard Masset en sont les garants. Ils travaillent sans pression, rassérénés par un environnement qui leur ouvre la voie.

Il en est ainsi du coprésident Philippe Arlot directeur du restaurant du golf du Haut-Poitou, très actif dans le secteur du partenariat. « Financièrement on s’en sort bien car nous sommes très sages dans la gestion. » Précaution utile pour le club d’une commune de 5 000 habitants située en zone rurale entre Poitiers et Châtellerault et qui revient de dix années de misères. Roger Cazeilles n’oublie pas mais, optimiste, il se projette : « Nous voulons monter et gagner un titre pour montrer que le rugby n’est pas mort à Saint-Georges-Lès-Baillargeaux. Nous serions à notre place en dauphin de Poitiers et deuxième club du département. » Il s’agirait surtout d’une belle revanche sur le mauvais sort.

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Gérard PIFFETEAU
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