PRO D2 - Carcassonne - Narbonne : Manchia, un homme au cœur du derby

  • Véritable atout de la deuxième ligne carcassonnaise, Romain Manchia accumule 17 feuilles de matchs depuis le début de la saison.  Photo S. B.
    Véritable atout de la deuxième ligne carcassonnaise, Romain Manchia accumule 17 feuilles de matchs depuis le début de la saison. Photo S. B.
Publié le

Le deuxième ligne, Romain Manchia a la particularité d’avoir commandé les deux formations. Face à son ancien club, il espère décrocher la victoire afin de se maintenir dans le Top 6.

Ce soir, le stade Albert-Domec va vivre à l’heure de la vingtième confrontation officielle entre Narbonne et Carcassonne, à ce stade du Pro D2. Une affiche où il est question de suprématie départementale. Une opposition audoise où les deux formations sont toutes deux dans une obligation de résultat. Actuellement, Carcassonne est en position de dernier qualifiable. La formation de Christian Labit se voit ainsi proposer une belle occasion de conforter cette place, à la condition de confirmer la victoire de la première manche (27-22). Du côté de Narbonne, il est tout simplement question de survie. Lanterne rouge, le Racing peut mettre un pied dans le troisième niveau national en cas de défaite. En résumé, Narbonne n’a pas droit à l’erreur. Une rencontre qui a un parfum particulier pour Christian Labit qui a entraîné les deux équipes et porté les deux maillots.

L’ailier, Benoit Jasmin n’oublie pas non plus qu’il a été champion de France Espoirs sous les couleurs narbonnaises en 2015. Son oncle, l’ailier international, Patrick Estève fait partie des historiques du Racing. Pour le deuxième -ligne, Romain Manchia, le Racing Club narbonnais est le club qui l’a révélé dans l’univers professionnel.

 

"Demi-finaliste avec le Racing en 2014"

Originaire de Draguignan, passé par l’école de rugby locale puis par les sections jeunes du Rugby club toulonnais, Romain a paraphé son premier contrat à Narbonne en 2013, ville où il est toujours résident. "J’y ai passé cinq années superbes, dit-il. En 2018, ce fut l’année de la descente en Fédérale 1. C’était très compliqué, très difficile sur le plan sportif. Ceci dit, l’épisode de la relégation a été balayé par la demi-finale que nous avons disputée en 2014 face à Agen. On s’incline (25-17), mais ça reste un excellent souvenir. La saison avait été superbe. J’avais eu aussi la chance d’évoluer avec des joueurs extraordinaires Justement, en ce moment avec l’USC, nous vivons une chose semblable. Depuis deux journées, nous sommes qualifiables. Nous commençons à y prendre goût."

Avec Clément Doumenc, Thomas Sauveterre et Samuel Marqués, Romain a eu le privilège d’avoir été nommé capitaine par l’encadrement, à trois reprises, il est sorti à la tête de ses troupes. Une fonction qu’il a connue également à Narbonne. Lors du premier face à face de la saison, il était investi de cette mission au Parc-des-Sports et de l’Amitié. Plus que le capitanat, le Varois de Carcassonne songe à la prochaine rencontre face à son ancien club. Il avoue qu’il y aura un moment d’émotion lors de l’arrivée au stade, à l’échauffement et à la sortie des vestiaires. Quant à la notion de derby, Romain l’écarte d’un revers de main.

"Un derby, ça concerne avant tout, ceux qui sont originaires de Carcassonne. Dans l’équipe, le seul carcassonnais pur et dur c’est Clément Doumenc. Il a vécu des derbys avec les cadets et juniors. Il faut dire que la professionnalisation du rugby a balayé cette notion du derby. Pour l’ensemble de l’équipe, c’est un match comme les autres. Et c’est surtout, un match que nous devons gagner pour être un peu plus maître de notre destin."

Lors de la dernière réception de Narbonne à Albert-Domec, le Racing avait essuyé le 16 mars 2018, un cinglant revers (52-17), défaite qui avait envoyé Narbonne ce soir-là en Fédérale 1. Romain était licencié du club Orange et Noir mais pas présent sur la pelouse. Ce soir, il sera bel et bien sur l’herbe verte d’Albert-Domec avec une forte envie de vaincre. Dans l’hypothèse d’une douzième victoire officielle, Carcassonne peut encore continuer à rêver.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Didier NAVARRE
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?