Pro D2 - Bayonne sur orbite, définitivement ?

  • Les Bayonnais ont déroulé leur jeu face aux Columérins. Photo P. O.
    Les Bayonnais ont déroulé leur jeu face aux Columérins. Photo P. O. Midi olympique - Pablo ORDAS
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Après son meilleur match à Jean Dauger, l’Aviron a récupéré l’une des deux premières places. Se débarrasser de son inconstance reste maintenant son enjeu de fin de saison.

Il faut s’attendre à tout avec Bayonne. Au fortuit et au meilleur comme jeudi dernier. « C’était notre meilleur match… à Dauger, assure Eric Artiguste. Mais le meilleur qu’on ait fait, c’est celui de Nevers. » Et pourtant, malgré le jeu complet affiché par les basques, le bonus offensif face à une formation qui joue la qualification, l’efficacité retrouvée, subsiste encore une marge de progression. « Je suis content pour les mecs, précise le technicien, mais on peut faire mieux. On a lâché des ballons, c’est rageant. On fait de bonnes choses mais il nous manque toujours le dernier geste, la dernière passe. On s’est parfois débarrassé du ballon. Il fallait le tenir ce ballon. Mais on est quand même satisfait du match. »

L’aviron s’est donc retrouvé après son cuisant échec à Béziers. Il s’agira maintenant pour lui d’effacer cette image d’équipe à réaction comme la qualifie Eric Artiguste. Mais ce match se veut une avancée importante dans la saison. Prise de conscience chez les joueurs ? Assurément si l’on en croit Jean Monribot, l’homme aux trois cents matchs en pro. « On a senti une cohésion sur le terrain, expose-t-il, une vraie équipe de rugby. Il fallait passer ce cap à Jean Dauger, s’ôter cette pression qu’on avait sur les épaules. Il y a eu une réelle communion avec le public, c’était une belle soirée. » Cette inconstance, réel souci de la saison, les Bayonnais n’en veulent plus, à l’approche de l’heure de vérité. « On doit travailler sur ça, continue le troisième ligne. Nous, les joueurs, nous voulons, dans cette dernière ligne droite, passer la vitesse supérieure. Et si on veut prétendre à une belle fin de saison, il nous faut monter l’exigence. Le plus dur maintenant c’est de faire un gros match à Aix. Peu importe le résultat. Il ne s’agit pas de faire un bon match face à Colomiers et de se ramasser sept jours après. L’exigence doit être la même désormais. »

Un jeu ambitieux

Ce retour à une forme de jeu plus ambitieuse et qui porte ses fruits, ce dont ne doutait pas le staff, a donné, semble-t-il, la force et le liant qui manquaient peut-être encore au groupe. « Psychologiquement, ça va nous faire du bien, avance Jean Monribot. Parce que dans le vestiaire, ça chantait. C’était une équipe de cadets B. Cette équipe, depuis quelques temps, elle monte en puissance. Plus ça se resserre, plus je sens les joueurs investis. Je n’ai pas d’appréhension sur cette dernière ligne droite. »

Sur le match, en tout cas, l’Aviron a fait impression et, tout d’abord, chez son adversaire : « On aurait pu en prendre plus, constate Julien Sarraute. Ils se sont loupé des perles d’essais. On s’est fait boxer, il n’y a rien à dire. On n’est pas calibré comme Bayonne, on n’est pas en compétition avec eux !  Tout peut-il être remis en question dès jeudi à Aix-en-Provence ? C’est désormais l’enjeu de fin de saison pour le nouveau deuxième du classement.

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Edmond LATAILLADE
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