Nevers a une bonne tête d’outsider

  • Remontée à la quatrième place grâce à une nouvelle victoire bonifiée, l’USON avance sans bruit vers les phases finales et un barrage au Pré-Fleuri. Un rêve accessible avec un peu plus de constance.
    Remontée à la quatrième place grâce à une nouvelle victoire bonifiée, l’USON avance sans bruit vers les phases finales et un barrage au Pré-Fleuri. Un rêve accessible avec un peu plus de constance. Icon Sport - Icon Sport
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Remontée à la quatrième place grâce à une nouvelle victoire bonifiée, l’USON avance sans bruit vers les phases finales et un barrage au Pré-Fleuri. Un rêve accessible avec un peu plus de constance.

Ils y ont goûté en 2019, ont vu le Covid piquer leur rond de serviette en 2020, et sont restés bloqués devant la salle de banquet en 2021. Les joueurs de l’USON Nevers Rugby savent à quel point la porte menant au Graal des phases finales est étroite, et son seuil surpeuplé. Si le club assume son statut et son budget en visant les prolongations printanières chaque saison, la fameuse et glorieuse incertitude du sport (plus évidente en Pro D2 d’année en année) a mis quelques rudes tampons à la logique et entouré les ambitions de prudents conditionnels. Après avoir digéré un exercice 2020-2021 au final de calvaire, les Nivernais arrivent à l’aube de la 23e journée en phase avec leur classique objectif estival. La nette victoire face à Provence Rugby (32-10) les installe à une quatrième place qui n’a rien de confortable, tant Carcassonne, Montauban et Colomiers secouent le fauteuil. Encore incertaine, la lutte pour les trois derniers « golden tickets », auxquels huit équipes peuvent encore prétendre, déglace tout excès d’optimisme, mais Nevers confirme de week-end en week-end son rang. Et le programme des huit ultimes journées l’autorise à donner un peu plus de consistance à son rêve : déplacements à Grenoble, Aurillac, Bourg-en-Bresse et Agen, réceptions de Narbonne, Carcassonne, Rouen et Montauban. Rien d’insurmontable, sur le papier, et surtout l’avantage de recevoir deux concurrents directs dans un Pré-Fleuri qui a retrouvé son pouvoir de sublimation des capacités usonistes : neuf victoires en onze rencontres, dont six bonifiées, un nul face à Grenoble et une défaite face à Bayonne, font de l’USON le troisième meilleur club de Pro D2 à la maison. L’accès aux phases finales passe par un sans faute sur les quatre derniers obstacles : « Celui qui perd à la maison, il est cuit », avertit le manager, Xavier Péméja.

Capitaliser À l’extérieur

Pour accrocher la quatrième place, synonyme de barrage à domicile, tout gagner au Pré-Fleuri ne suffira sans doute pas ; il faudra aussi rapporter des points de chaque voyage, à commencer par celui à Grenoble, vendredi prochain. « Un gros déplacement », reconnaît le demi de mêlée Guillaume Manevy, satisfait néanmoins de voir que « le collectif prend conscience de ses qualités et de son potentiel pour se qualifier ». Des qualités que l’USON n’a que trop rarement conservées loin de ses bases, avec seulement deux victoires, un nul et trois bonus défensifs en onze matchs. Depuis son arrivée dans la Nièvre en 2016, Xavier Péméja a trop souvent vu son groupe passer de l’euphorie à la catalepsie pour s’autoriser la moindre certitude : «Tout risque de se jouer lors des deux dernières journées, avec notre déplacement à Agen puis la réception de Montauban. » Les nerfs neversois seront-ils assez solides dans l’emballage de la dernière ligne droite ? Personne au club ne se risque à le fanfaronner, mais le groupe a trempé son caractère dans les tourments de la fin de saison passée, et rêve d’offrir un barrage à domicile à son public, ainsi qu’à quelques joueurs phares sur le départ : Max Curie, Janick Tarrit, Thomas Ceyte, Frank Bradshaw, Joris Cazenave, Romaric Camou. « La qualification serait bien, la quatrième place se jouera sans doute avec Colomiers », estimait le président Régis Dumange, quelques heures avant le match face à Provence Rugby. « Après, sur un malentendu, pourquoi ne pas faire une demi-finale ? » Un scénario aux issues ouvertes : « Les trois premiers ne sont pas au-dessus du lot, ils n’ont pas la marge qu’avait l’USAP l’an dernier. On vit un championnat spécial, beaucoup plus serré. 

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Sébastien CHABARD
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